Dès l’arrivée à Gérardmer on est surpris par la facilité d’accès à cet hôtel et à son vaste parking. Situé sur l’itinéraire de la « Route Verte » ayant donné son nom à l’établissement, à 10 min. des pistes de ski et du lac, ce lieu a des allures de motel américain avec tout ce qu’il y a de fonctionnel. Les chambres ont chacune leur style. Nous avons craqué pour la suite junior aux teintes chaudes jusqu’à la moquette, les jolies appliques, le beau mobilier contemporain, créé par un artisan gérômois, qui lui confère une ambiance feutrée et qui donne envie de s’y lover. Côté restaurant, la salle a refait peau neuve avec l’installation d’un meuble à vin en bois brut, accueillant quelques belles bouteilles qui invitent à la dégustation. Les jolis rideaux et les nappes aux tons chauds moirés, fabriquées par la Maison Garnier créent une atmosphère douce propice aux repas en tête-à-tête autour des petites tables joliment dressées. On y sert une cuisine qui allie tradition et modernité aux couleurs locales. En témoigne, le menu « chasseur » proposé au moment de l’ouverture de la chasse ou encore le menu du terroir qui s’inspire également de la région voisine. Tandis que nous nous laissons tenter par le menu « épicurien » qui ouvre le repas sur un médaillon de foie gras poêlé au caramel des coteaux vosgiens et croquant au séchouan, même si l’envie de goûter à la montgolfière de Saint-Jacques simplement poêlées au beurre blanc et petits légumes, est grande. Pour continuer, le rose de bœuf et son jus perlé à la noisette est tendrement parfumé. Nous terminons en douceur par le péché mignon d’Aurélie avant le dessert : un croquant de menthe glacé au cœur liquide. Des plats aux noms évocateurs qui incitent au péché de gourmandise (il n’y a pas que Aurélie !). |