C’est dans ce musée que le visiteur pourra observer les dernières images traditionnelles encore en activité, atelier artisanal et magasin de vente et d’exposition. C’est en 1796 que Jean-Charles Pellerin crée l’Imagerie telle que nous la découvrons aujourd’hui. L’Image est gravée dans une planche de bois et l’impression est réalisée au moyen d’une presse à bras, du nom d’un certain Gutenberg. C’est au tour du coloriste de faire merveille. A l’aide de pochoirs, les différentes couleurs nécessaires à la finition de l’ouvrage sont appliquées avec des brosses rondes. Au fil des années, l’Imagerie d’Epinal a su diversifier et moderniser sa production. La planche, formée d’une histoire, de dessins, de chansons, prend le relais du tableau unique. Le Premier Empire braque les lumières sur l’empereur, sa famille, ses armées, ses victoires. C’est en 1860 que la lithographie voit le jour, offrant de plus larges possibilités. De grands noms du dessin font la réputation de l’Imagerie, à l’aube de la Belle Epoque. L’imagerie reste aujourd’hui dynamique grâce notamment à l’arrivée de nouveaux illustrateurs aux sources d’inspiration très différentes, tels Clair Arthur, dessinateur pour enfants et caricaturiste, Antonio Gacia, plus contemporain, ou encore Isabelle Lung et ses personnages de contes... L’Imagerie d’Epinal a su ainsi se tourner vers l’avenir. La visite de ce musée est un vrai bonheur. Très didactique, il permet de découvrir sous formes de différents ateliers, les techniques du pochoir, de l’impression et du coloriage sur de vieilles machines remises en état. |