Metz est, bien sûr la, capitale de la Moselle, mais c’est également une ville riche en émotions. Tout d’abord sa riche histoire en témoigne (avant tout sa somptueuse cathédrale), sa verdure marque les passants qui aiment flâner à la découverte de son riche patrimoine architectural, par exemple le parc vers le Technopôle, la Grange aux bois ou le Plan d’Eau le long de l’autoroute vers l’université). Metz n’est pas appelé « la commerçante » pour rien. On y trouve bon nombre de boutiques aux enseignes nationales, mais aussi et surtout un charme local avec des productions dans tous les domaines, mode, art de la table, décoration, gastronomie, made in Metz ou sa région. Enfin, bien qu’on soit en province, la journée s’étire tard le soir avec une pièce de théâtre, un concert ou dans un bon restaurant entre amis avant de s’achever dans un bar ou sur une piste de danse. D’accord, Metz offre toutes ces activités, mais il ne faut pas pour autant y rester enfermé. Dans les villes alentours, de nombreuses attractions, musées, sites touristiques, invitent au dépaysement et à l’amusement.
L’histoire de Metz remonte à l’Antiquité. Elle est riche et passionnante.
D’abord appelée Médiomatrices, puis Mettis et enfin Metz, la ville est riche de plus de 3 000 ans d’Histoire exactement, 3 000 ans qui ont laissé des traces visibles dans toute la ville. Principale cité du peuple celte des Médiomatriques, elle leur doit son nom actuel. Située sur une colline aux confluents de deux rivières, la Moselle et la Seille et au croisement de deux axes importants, les voies Lyon-Trèves-Cologne et Reims-Verdun-Strasbourg, Metz bénéficie des atouts pour devenir une grande cité. A l’époque gallo-romaine, elle compte d’ailleurs plus d’habitants que la célèbre Lutèce (Paris). Son amphithéâtre (qui se situait dans le quartier vers les actuels Arènes) passe pour le plus grand des Gaules et vient après le Colisée de Rome pour sa capacité. Elle garde de cette époque quelques vestiges comme les Thermes visibles au musée de la Cour d’Or ou Saint-Pierre-aux-Nonnains, la plus vieille église de France.
En 451, Metz est détruite par Attila. Reconstruite, elle devient 110 ans plus tard, à la mort de Clovis, la capitale de l’Austrasie et le berceau de la famille des Carolingiens. Louis le Pieux, fils de Charlemagne est couronné à Metz ; la femme et les sœurs de Charlemagne sont inhumées ici dans l’abbaye Saint-Arnould. Le traité de Verdun (843) divise l’empire de Charles le Grand ou Charlemagne. On décide alors la création d’un royaume de l’entre-deux, celui de Lothaire qui basculera dans l’orbite du Saint Empire germanique.
Au Moyen Age, Metz connaît un développement florissant et de nombreux monuments, églises, cloîtres, etc., sont construits. C’est en 1220 que débute la construction de la nef gothique de la cathédrale Saint-Etienne. Metz devient l’un des fleurons et l’un des symboles du développement de l’art gothique dans le royaume de France, avec Chartres, Paris, ...
Un casse-tête cette cathédrale ! Si peu de pierres et tant de lumière ! La légende raconte alors que Pierre Perrat, architecte renommé et bâtisseur de cathédrales finit pour résoudre cette quadrature du cercle par faire appel au diable avec qui il pactisa. Mais l’architecte fut plus malin que le diable et réussit malgré son pacte à sauver son âme.
Au XIIIe siècle, Metz devient une république oligarchique dirigée par le collège des Echevins. La ville devient alors l’un des Trois-Evêchés (Metz-Toul-Verdun), tant convoités par les rois de France durant de nombreux siècles. Sa richesse aiguise la convoitise des ducs de Lorraine qui essaieront en vain de s’en emparer. Henri II reconquit les Trois Evêchés (Metz, Toul et Verdun), et plus tard ce sera Charles Quint qui tentera de la récupérer mais la ville ne cède pas. C’est à la même époque que Rabelais décrit le Graoully, dragon de Metz qui hante les ruines de l’amphithéâtre romain. « Il avait les oeilz plus grands que le ventre et la teste plus grosse que tout le reste du corps, avec ques amples, larges et horrifiques machouëres bien édentelées, tant au-dessus comme au dessous… » Brrr !!! C’est alors que survint saint Clément prêt à christianiser la cité. Il ordonne au dragon de quitter les lieux. L’ayant lié de son étole, il le conduit sur les rives de la Seille. Et là, le dragon et tous les serpents de sa suite plongent dans la rivière pour disparaître à jamais…
Rattachée au royaume de France, Metz devient royale et affirme sa vocation militaire. Elle s’entoure d’enceintes et devient une ville de garnison. Parallèlement, la cité se développe, s’embellit de places et de promenades ainsi que de bâtiments de style classique comme l’hôtel de ville ou le théâtre.
Au XIXe siècle, le parcours historique de Metz se lie à l’industrialisation du charbon et de l’acier. En 1852, le chemin de fer arrive dans la cité. Neuf ans plus tard, l’Esplanade accueille une exposition universelle. Mais en 1870, Metz se retrouve annexée à l’Allemagne jusqu’à la fin de la Première Guerre mondiale. Un grand nombre de bâtiments et notamment la gare, inaugurée en 1908, portent encore gravé dans leurs murs le style de cette époque. Vingt ans de paix après, c’est à nouveau l’annexion en 1940. Quatre ans plus tard, le 20e Corps américain libère la ville. Dès lors, Metz se forge une image de carrefour de l’Europe : 1970, création de l’université de Metz, 1971, construction de l’autoroute Paris Metz, 1983, création du Technopôle.