Si Verdun, ville décrétée capitale mondiale de la Paix par l’Unesco en 1987, est mondialement connue pour les événements qui s’y sont tragiquement déroulés lors de la Première Guerre mondiale, son histoire remonte à bien avant le XXe siècle. En effet, elle débute trois siècles avant notre ère quand elle fut forteresse gauloise, puis sous le règne romain, cité stratégique et prospère. Dévasté par Attila en 451, puis par Clovis en 496, Verdun est attribué à Lothaire en 843. En 1552, la ville devient l’un des Trois-Evêchés, avec Metz et Toul, à être occupée par Henri II. Par le traité de Munster, en 1648, la ville devient française et Vauban la fortifie sur ordre du roi. Assiégée, occupée, détruite de nombreuses fois depuis sa création, la ville de Verdun n’en finit pas d’égrener son funeste chapelet. Bombardée par les Prussiens en 1792, elle est occupée un court temps jusqu’à la victoire de Valmy. Canonnée par les Prussiens en 1870, elle capitule après un siège héroïque.
Après cela elle édifie autour d’elle une double ceinture de forts, ce qui en fait en 1914 la plus puissante forteresse française. Dès le début de la guerre, les Allemands tentent de prendre Verdun, sans y parvenir. La ville devient un camp retranché, point stratégique de la défense française. Mais plus que l’objectif stratégique, c’est un coup psychologique que souhaite porter en 1916 le général Von Falhenhayn en prenant la citadelle. Le but est d’y amener les troupes françaises à se perdre corps et âme dans cette bataille, l’une des plus tristement célèbres du siècle. Elle débute le 21 février 1916 et dure jusqu’à la reconquête des lieux par les Français en décembre. L’Enfer de Verdun coûte la vie à 163 000 Français et 143 000 Allemands ! Mais Verdun, c’est aussi une jolie petite ville de province dominée par sa cathédrale. Ses petites ruelles en pente et ses nombreux escaliers qui font gagner du temps, quand on les prend en descente, et invitent à d’agréables promenades. Le quai de Londres est un point central, au bord du canal où les bateaux de plaisance peuvent venir s’amarrer. Les navigateurs, tout comme les simples passants peuvent alors se désaltérer ou même se restaurer sur une des nombreuses terrasses qui bordent les quais. En été, on vient y écouter de la musique.