Lorsque le musée fut agrandi, l’ambition affichée était de dépoussiérer l’image que pouvait avoir le public d’un tel lieu. Opération réussie puisque d’un endroit suranné est né un havre moderne, d’espace et de lumière, comme un jardin dans lequel on se promène en empruntant des chemins détournés, en revenant sur nos pas pour mieux apprécier ce que l’on vient de voir, en se laissant guider par notre propre instinct qui nous conduit ici chez les maîtres flamands, là en pleine Renaissance italienne. On peut à loisir s’asseoir directement sur le sol ou sur les nombreux sièges et banquettes mis à disposition. Les salles ont été conçues dans des teintes différentes qui rompent la monotonie de la promenade et révèlent les œuvres exposées. Et partout la lumière vient s’infiltrer et augmente l’agréable sensation d’espace. Ce musée où sont conservées des œuvres magistrales comme La Transfiguration de Rubens (un tableau immense de 30 m2 de surface), La bataille de Nancy vue par Delacroix ou les impressionnantes scènes peintes par Emile Friand recèle des multitudes de surprises. On y découvre des tableaux de Picasso, Léger, Modigliani, Suzanne Valladon, Manet ou Marquet. On y admire les artistes lorrains, les travaux de la fabrique Daum présentés dans l’écrin majestueux d’un bastion retrouvé. |