« Longwy » vient du bas latin long vicus, qui signifie littéralement « long village ». C’est dire l’ancienneté de ce site dont l’histoire précède la conquête romaine. Devenue place forte à l’époque mérovingienne, la ville basse, à l’origine serrée autour du château primitif aujourd’hui disparu, s’étend également sur les hauteurs. Longwy est devenue française à la fin de la guerre de Trente Ans. C’est à cette époque que Louis XIV, conscient de l’importance de la place, fera bâtir en 1679 la citadelle qui constitue aujourd’hui la ville haute. Parmi les quelque 160 fortifications que Vauban fit édifier, Longwy est l’une des rares à avoir été créée de toutes pièces. C’est pour peupler cette « ville idéale » selon les conceptions urbanistiques et militaires de l’époque, que le roi fit entièrement raser l’ancien château et le village qu’il abritait, dans un esprit que l’on qualifierait aujourd’hui de « relogement ». La faïencerie joua un rôle important dans l’histoire de cette ville, en atteste les ravissants émaux vendus partout dans la ville ou en Lorraine, ou au musée municipal.
Longwy se trouve dans le Pays Haut ou le Triangle de Feu, de part sa situation géographique au nord du département, à la frontière de la Belgique et du Luxembourg, et par la sidérurgie. En effet, c’est ici que la sidérurgie lorraine se développa jusqu’à donner à cette région le surnom de Texas lorrain. Malheureusement, la crise dans les années 80 étant passée par là, cette activité est à présent presque totalement démantelée, mais la région a su amorcer le virage industriel et fabrique actuellement des téléviseurs et des fibres synthétiques. Mais le feu est également un paramètre indispensable dans la fabrication des émaux, et ceux de Longwy sont réputés bien au-delà de la Lorraine. Enfin, on a parlé ici d’un autre feu, celui de la guerre et des fortifications de la ligne Maginot. Mais aujourd’hui le feu ne brille plus que dans les yeux des touristes qui viennent de plus en plus nombreux visiter tout ce qu’offre ce Triangle de Feu.