Dominée par ses trois églises, Guebwiller vous ouvre ses portes. Baignée par la Lauch, elle est située à l’entrée de la vallée du Florival. Entre vignobles et coteaux, elle a su, au fil du temps, conserver ses nombreuses richesses. La ville est mentionnée pour la première fois dans un acte de donation en faveur de l’abbaye de Murbach, en 774, sous la forme de villa Gebunvillare. Si aujourd’hui, elle compte 11 800 habitants, sous-préfecture, de surcroît, elle n’était, à l’époque qu’un simple domaine agricole. C’est au XIIe siècle que la ville prend forme autour de l’église Saint-Léger et du château du Burgstall. Entre 1270 et 1287, une muraille d’enceinte sera érigée par les bourgeois de la ville. Capitale de la principauté de Murbach, elle ne cessera de prospérer pendant de longues décennies. Les événements historiques ne tarderont pas à réduire la population à néant. Parmi les plus importants, citons, la révolte des habitants contre l’autorité des princes abbés de Murbach et leurs représailles, l’insurrection des Rustauds en 1525, la mise à sac de la ville par les Suédois lors de la guerre de Trente Ans… En 1657, il ne restait plus que 176 habitants à Guebwiller. Neuf ans plus tôt, la ville devenait française, suite à la ratification du traité de Munster. Entre 1761 et 1764 a lieu la sécularisation du chapitre de Murbach qui s’installe en ville, dans le château de la Neuenbourg. La domination de l’abbaye prendra fin à la Révolution française. Au début du XIXe siècle, Guebwiller connaît l’épopée de l’industrie textile et devient le deuxième site après Mulhouse, avec fabrication de toiles peignées, ruban, indiennes. Puis, vint le temps de la Seconde Guerre mondiale. L’industrie locale connaîtra un nouvel essor après 1945 pour amorcer un déclin irrémédiable, dès 1953, crise industrielle oblige.