JY’S, pour Jean-Yves Schillinger, fils de son père, qui fut porté au firmament pas les guides dans les années 80. Un restaurant oui, mais surtout un concept, qui commence par l’enseigne – un petit jeu en vogue dans la préfecture du Haut-Rhin consiste à trouver la bonne prononciation : djeez, djaywaïse ?. Après tout qu’importe l’emballage – même si la salle à manger, ultra-tendace et dont la déco a été conçue par un designer renommé mérite le détour – pourvu que l’assiette soit à la hauteur. Pas de déception de ce côté là non plus, Schillinger est un habile technicien, un fin connaisseur des produits et cela se ressent immédiatemenr : déclinaison sur le thème de l’oeuf, à la coque tartiné de caviar de hareng avec une mouillette au beurre citronné, brouillé à la truffe avec une mouillette de foie gras et poché à la Japonaise avec une mouillette de pois chiche, filet de saint pierre rôti sur un chutney de figues et de tomates, boudin créole avec un jus de carotte au gingembre et au citron vert, noix de ris de veau rôti sur des légumes oubliés et glacés avec un jus brun de volaille et une petite émulsion rôtie, clafoutis aux noisettes, dattes et pignons de pin avec une salade de clémentines et leur sorbet. Des assiettes qui étonnent, un service casté qui n’est pas en reste, une maison à découvrir. |