Le guide touristique Côte d'Ivoire du Petit Futé

Akwaba !

Quelque part en Côte d'Ivoire, existe un village nommé Yakasse-me. Même si la graphie ne le précise pas, tout le monde prononce Yakassé-mé, comme pour le mot espoir et son e sans chapeau. Du côté des accents, pour les rêveurs un peu fleur bleue : " Yakassé-mé ? Ben oui, Côte d'Ivoire : y a qu'à s'aimer "... Une bien belle injonction pour un pays qui a vécu tant de tourments, et dont la pluralité physique et humaine constitue, en même temps que le creuset d'une richesse identitaire unique, parfois aussi une source de division cyniquement instrumentalisée. Du côté des e muets, pour les irréductibles cacaologues amateurs de plantes vertes et autres cosses lucratives : " Ya ka semer... et puis ça pousse ! ". Car le cacao avait déjà fait les beaux jours de la Côte d'Ivoire bien avant que l'insidieuse graine de l'ivoirité germe dans son joli jardin, semant discorde et méfiance autour d'une conjonction de coordination. Aujourd'hui, hésitant entre ce passé qu'ils tiennent à distance par la litanie du " plus jamais ça " et un avenir qui, par divers aspects, reste encore incertain pour beaucoup, les Ivoiriens avancent, un pas après l'autre, leur présent circonscrit aux quatorze lettres du mot " reconstruction " et à ses deux déclinaisons : la propre et la figurée. Si le quotidien ne fait pas toujours de cadeaux, eux, s'entêtent à défier la mauvaise fortune d'un sourire ou d'un " ça va aller ", et c'est précisément ce qui les rend si attachants, pour ne pas dire exemplaires à bien des égards. Bien sûr, la réalité multiforme et insaisissable du pays pourra dérouter l'observateur, qui aura parfois du mal à trouver le juste équilibre entre un idéalisme naïf et une diabolisation souvent excessive. Mais il faut s'être émerveillé sous l'or brûlé des savanes, dans le vert profond des forêts mystérieuses, et celui délayé de bleu des superbes plages du littoral, il faut avoir partagé, avec les populations locales et tous les Ivoiriens d'adoption amoureux du pays sans distinction de couleur, de race ou d'ethnie, la foi, la joie et l'espérance de gens qui ont pris le parti de vivre au jour le jour en attendant des lendemains meilleurs, pour comprendre qu'au-delà des accents, des préjugés et des rapports officiels balancés par des organismes très très sérieux et compétents, le pays reste avant tout un magistral attrape-coeur.

Côte d'Ivoire, y a qu'à l'aimer.

Avec ou sans accent ?

A vous de décider...

REMERCIEMENTS. Tout d'abord un immense merci à Lionel et Anna Labarre sans lesquels rien (ou si peu) n'aurait été possible. Merci également du fond du coeur à Danouche et Brigitte pour leur accueil spontané et généreux. Pour les autres et en pagaille, mais avec tout autant de gratitude : Marlène Plomik, Valérie Oka, le tandem Fleury, Thérèse Haury, Serge Roux, Jonathan Lett, Michelle Riba, Frédéric Jeammes, Sébastien Thomas, Mathieu Loubet, Charlotte Thomas, Benjamin Figarede, David Pil, Constance Michel, Sylvie, Jean-Christophe et Hélène, Cédric et Aurore, Marion et Salim, Stan et Luisa, Etienne et Vanessa, Delphine et Nirvan, Gilles, Simon, Alice, Ali, Baptiste, Olivier, Maureen, Val, Fred, Isa, Grom, Mimo... Et tous les compagnons ivoiriens, de route, et surtout d'enrichissement : mon vieux Cissé, Yaya, Joseph, Albert, Nick, Maurice, Mohamed, Diomande, Camarate, Touré, Adéline, Julien, Eli, Brice, Ahmed, Antoine, Daz, Joachim, Soualio, Venance, Mark, Isi, Souleymane et tous les autres.

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Idées de séjour Côte d'Ivoire

Séjour courtHaut de page

Une semaine à dix jours, c'est bien court pour profiter des merveilles dont regorge la Côte d'Ivoire. Pour potentialiser ce peu de temps, le triptyque touristique de base (Abidjan - Yamoussoukro - Bassam/Assinie) s'offre à vous :

Jour 1 : commencez par vous plonger de plein fouet dans l'agitation frénétique de la ville avec une visite du Plateau, grouillant quartier des affaires et coeur historique d'Abidjan, dont le centre est largement couvrable à pied. L'après-midi, vous pouvez opter pour les marchés : le CAVA (Centre artisanal de la ville d'Abidjan) en Zone 3, le marché de Cocody, ou encore le grand marché Belleville de Treichville. Le soir, un petit tour chez Ambroise ou dans la rue des Mille-Maquis, à Marcory, s'impose : rien de tel pour s'initier à l'ambiance festive des nuits ivoiriennes. Les choses sérieuses commencent en général à la tombée de la nuit et vont crescendo à mesure que la bière et les décibels se déversent dans les maquis.

Jour 2 : un peu fatigué par votre première journée ? Rassurez-vous : Abidjan a la bougeotte, mais on peut aussi y farnienter doux. Direction le Plateau, avec pour commencer un petit déjeuner dans les salons feutrés du Pullman, qui offrent une vue imprenable sur le boulevard lagunaire et la baie de Cocody, attentivement veillée par la grande tour de l'Hôtel Ivoire. Ou bien, " de l'autre côté du miroir ", un café sur la terrasse dudit Hôtel Ivoire, d'où vous aurez une très belle vue sur la skyline du Plateau avec, en trompe-l'oeil au premier plan, une majestueuse piscine semblant prête à déborder dans la lagune. A vous de voir. En route pour le Banco - et sous réserve d'être accompagné, vous pouvez faire une halte au black (le marché noir) d'Adjamé, qui vaut vraiment le détour, avant d'aller vous gorger de calme et de sérénité sous la haute canopée de ce beau parc national. Allez-y de préférence le matin (ou en début d'après-midi), et assurez-vous les services d'un guide. De retour de votre sylvestre escapade, poussez jusqu'à Cocody-Riviera, direction l'Ivoire Golf Club, après l'hôtel du Golf. On a l'impression que c'est au bout du monde, mais la balade vaut vraiment le détour. Vous pourrez déjeuner avec vue sur le green et les vallons arborés du parcours de golf, et surtout profiter de l'une des plus belles piscines d'Abidjan. Envie d'une soirée branchée pour clôturer la journée en beauté ? Vous aurez l'embarras du choix entre les nombreux bars lounge et restaurants gastronomiques de la ville et pourrez déterminer de quel côté des ponts passer la soirée en fonction de l'ambiance qui convient à votre humeur du moment : plutôt expat' en Zone 4, plus ivoirienne à Cocody.

Seconde alternative : vous pouvez prendre la journée pour aller visiter le village lacustre sur pilotis de Tiagba, à une petite centaine de kilomètres à l'ouest d'Abidjan, entre Dabou et Grand Lahou. Tour de la presqu'île, balade en pirogue, déjeuner les pieds dans l'eau, bref : dépaysement garanti après votre première prise de contact avec le bruit et la fureur abidjanais !

Jour 3 : direction Yamoussoukro, que vous atteindrez après maximum 3 heures de route. Mieux vaut y passer la nuit si vous voulez vraiment prendre le temps de vous familiariser avec la capitale ; la visite de la basilique mérite à elle seule quelques heures de " digestion ". Sans compter qu'il y a aussi les grandes écoles, le lac aux caïmans sacrés, la Fondation pour la paix, le barrage de Kossou... Quelques restaurants sympathiques vous attendent pour passer la soirée, même si le vrai spectacle se situe sur l'avenue centrale, avec son lot de braiseuses et de passants " par l'odeur alléchés ".

Jour 4 : retour sur Abidjan. Vous pouvez prendre l'après-midi pour flâner dans les rues abîmées de Bingerville, visiter la ferme Normandia, le jardin botanique (ou plutôt ce qu'il en reste), l'ancien palais du gouverneur, le musée Combes, les plantations de fleurs... Triste destin que celui de cette capitale morte-née, mais sous l'outrage du temps se cachent encore de beaux restes à la nostalgie mélancolique. Un verre sur la grande terrasse de l'hôtel Marly, boulevard de Marseille, pourra clôturer agréablement la journée.

Seconde alternative : si vous ralliez Abidjan suffisamment tôt dans la matinée, vous pouvez aussi opter pour une escapade à l'île Boulay. Au programme : promenade dans le cadre enchanteur et préservé de l'île, baignade dans le lac Bakré, poisson frais chez Rodrigue... un véritable havre de paix, à à peine un quart d'heure de bateau d'Abidjan !

Jour 5 : départ pour Bassam. Avec la sortie d'Abidjan, comptez une bonne demi-heure de route. A l'entrée de la ville, avec ses paillotes installées de part et d'autre du goudron, vous trouverez le plus grand marché artisanal d'Afrique de l'Ouest. " Intra muros ", on peut passer une journée entière à s'émerveiller devant les vieilles bâtisses coloniales du quartier France, mais il serait dommage de ne pas visiter le vieux phare, du côté de Topéwo. Et puis il y a aussi la plage et sa ribambelle d'hôtels-restaurants, tous plus attrayants les uns que les autres, sans oublier les balades en pirogue sur la lagune et enfin Bassam by night, dans la joyeuse agitation de la rue Princesse locale ou au No Limit, la plus grande boîte de nuit d'Afrique de l'Ouest (vous découvrirez vite qu'en Côte d'Ivoire, tout est " le plus grand --- d'Afrique de l'Ouest ")...

Jours 6 à 10 : last but not least, vous voici à Assinie, une soixantaine de kilomètres plus loin. Longues plages de sable fin, bordées d'un côté par la lagune et de l'autre par une mer jalouse et exclusive, dans une configuration paradisiaque. Ici, tout est possible : farniente sous les cocotiers, longues promenades sur la plage, pêche, ski, bouée, wake-board et même Flyboard sur les eaux calmes de la lagune, excursions en pinasse ou en 4x4 à la découverte des environs, visite des villages de pêcheurs... Vous avez 4 jours pour vous décider et/ou tout faire. A ne surtout pas manquer : la passe, où mer et lagune se rejoignent et si vous en avez l'occasion, une escapade jusqu'à Elima sur la rive orientale de la lagune Aby, berceau du café et creuset du destin économique de la Côte d'Ivoire.

Séjour longHaut de page

Première semaine : Abidjan à fond la forme ! Et, en guise de conclusion hebdomadaire, une échappée belle à Bassam ou Assinie.

Deuxième semaine : visiter la Côte d'Ivoire sans traverser le Grand Nord et ses savanes, c'est passer à côté de quelque chose. Faites monter doucement la pression et imprégnez-vous des changements de paysages, d'habitat, de coutumes et de populations en vous ménageant des haltes à Yamoussoukro, Bouaké, Katiola et Tortiya si vous en avez le temps, avant de partir à la découverte de la sahélienne Korhogo et de ses villages d'artisans.

Troisième semaine : vous pouvez soit opter pour la route des anciens comptoirs sur la côte ouest (Jacqueville, Grand-Lahou, Fresco, Sassandra, San Pedro... à elle seule, la musicalité de ces noms évoque déjà l'évasion), soit faire une halte dépaysante dans la douceur vallonnée et boisée des montagnes de l'Ouest, vers Man. Assurez-vous cependant que ces parties du pays sont bien " voyageables " avant d'y aller, car l'Ouest ivoirien a toujours été et demeure une région sinon instable, du moins fragile.

Séjour thématiqueHaut de page

Avec des infrastructures de base de qualité et une configuration unique mêlant plages et lagunes sur le cordon littoral, forêts humides de type équatorial à l'ouest, et paysages de savane au nord et au nord-est, la Côte d'Ivoire bénéficie d'un cadre naturel qui favorise un tourisme aussi passionnant que varié. Vous pourrez ainsi opter pour un tourisme purement balnéaire, avec farniente au soleil et foule d'activités nautiques assorties, mais aussi historique, en longeant la côte d'est en ouest via Assinie, Grand Bassam, Jacqueville, Grand Lahou, Fresco, Sassandra, San Pedro, Grand Bereby, Tabou, à la découverte des anciens comptoirs dont subsistent encore quelques beaux vestiges : factoreries, bâtiments administratifs, résidences... Les amateurs de nature et d'écotourisme pourront trouver leur bonheur dans une large gamme de paysages propices aux randonnées pédestres ou motorisées, la Côte d'Ivoire regorgeant de sites naturels, de réserves et de parcs où, sous réserve d'être accompagné d'un bon guide, on peut encore apercevoir dans un écrin de nature préservée une faune variée et sauvage : buffles, antilopes, phacochères, singes, hippopotames, oiseaux en tous genres... Autre possibilité : l'agrotourisme, avec la visite de grandes plantations des diverses cultures pratiquées en Côte d'Ivoire (café-cacao, hévéa, palmiers à huile, banane, coton, anacarde...).

D'un point de vue culturel, la richesse et la diversité des traditions, fêtes, manifestations folkloriques et artisanats propres à chaque région (particulièrement le Nord à Korhogo et alentour, le " V " baoulé, et l'Ouest du côté de Man) ravira les férus de culture et d'histoire. Mentionnons également le tourisme humanitaire (les missions, foyers, ONG locales et/ou internationales n'étant pas en reste d'activités à mener sur le territoire ivoirien) ou encore religieux, avec la cathédrale Saint-Paul, le sanctuaire marial d'Adjamé, la Basilique de Yamoussoukro, les mosquées séculaires de Kong ou Bondoukou et de nombreux autres édifices dédiés à la foi. Enfin, Abidjan, capitale de congrès avérée, constitue un cadre idéal pour le tourisme d'affaires, avec l'organisation régulière de nombreux salons, rencontres sous-régionales et internationales et divers get together à caractère associatif et/ou business, ainsi que l'existence de réceptifs hôteliers spécialisés dans l'accueil des séminaires, conférences et délégations d'hommes d'affaires étrangers, sans omettre une pléthore de restaurants et bars lounge proposant cuisine et boissons des quatre coins du monde à des standards internationaux.

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