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© Abu Dhabi Tourism Authority
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Alors que sa voisine Dubaï consacre tous ses pétrodollars à la construction de méga complexes touristiques un brin mégalos où la démesure semble sans limites, la ville d’Abu Dhabi choisit le credo du tourisme culturel et « écolo » pour attirer les visiteurs du monde entier. Une stratégie qui peut paraître plus raisonnable, mais l’objectif affiché reste le même, celui d’assurer la réhabilitation de l’Emirat lorsque les puits d’or noir seront asséchés d’ici quelques dizaines d’années. La capitale des Emirats Arabes Unis mise sur l’impact de grands projets culturels à l’instar de l’Ile de Saadiyat et la création d’un Louvre d’ici 2012, d’un Guggenheim, d’un musée maritime, d’un musée national et du Performing Arts Center. Ce développement touristique va également s’appuyer sur la valorisation du patrimoine naturel de l’Emirat pour soutenir un tourisme durable de grande qualité. En effet, Abu Dhabi bénéficie de ressources formidables qu’elle souhaite préserver : elle détient la 5ème réserve de mangrove au monde, son désert du Rub Al Khali est une rareté naturelle, sa faune et sa flore endémiques unique... Le 29 avril dernier, les autorités touristiques ont annoncé la réalisation de « Desert Islands » sous la bannière de « zero carbone, zero déchet ». Premier modèle du genre, Desert Islands regroupera huit îles naturelles situées sur la côte Ouest de la ville qui hébergeront à la fois des infrastructures de loisirs et des zones de préservation de l’environnement. Discovery Islands rassemblera plusieurs îlots organisés autour d’une réserve sous-marine et d’un sanctuaire destiné à la reproduction des oiseaux et des tortues. Dalma Island quant à elle accueillera un musée archéologique et un centre de recherches sur les énergies alternatives.
Crées d’ici 2010 ces projets à la hauteur des enjeux climatiques qui menacent notre planète auront une capacité d’accueil de 250 000 visiteurs.
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