Un peu d'histoire.....
L'Abbaye Sainte-Croix
Abbaye Sainte-CroixC'est le 19 novembre 1633 que fut fondé par Charlotte-Flandrine de Nassau, abbesse de Sainte-Croix de Poitiers et fille de Guillaume d'Orange dit " Le taciturne ", un prieuré de religieuses bénédictines dont la construction fut extrêmement rapide. Mais les bâtiments, aux toits ardoisés très pentus, furent l'objet de modifications nombreuses et d'affectations diverses, au cours des siècles (hôpital, caserne, lycée…).
Depuis 1961, il abrite le centre culturel sablais avec le musée, la bibliothèque et l'école de musique.
Le Musée....
Voué à l'art moderne et contemporain, il reste un établissement exemplaire offrant à ses visiteurs près de 2.000 m2 de salles consacrées aux collections permanentes, de qualité internationale, et aux expositions temporaires. Les volumes des salles blanches et lumineuses se conjuguent à ceux, tout en poutres enchevêtrées des combles du XVIIe siècle, dits " en coque de bateau renversé ". Ce bâtiment est protégé au titre des Monuments Historiques.
Deux artistes sont particulièrement représentés : Gaston Chaissac (1910-1964) et Victor Brauner (1903-1966).
Gaston Chaissac fut un créateur protéiforme, peintre et écrivain. Le musée offre un ensemble exceptionnel de celui qui s'intitulait "peintre rustique moderne".
Victor Brauner, d'origine roumaine, composa un univers onirique, déroutant, au sein du mouvement surréaliste. Ses Mythologies et Fêtes des Mères (1965) composent comme son testament artistique : un étrange précipité de modernité, d'alchimie, de sexualité et de psychologie.
La collection d'art moderne permet de découvrir des œuvres d'Albert Marquet - qui séjourna aux Sables -, d'Alberto Magnelli, de Marcelle Cahn, Jean Hélion, Jean Dubuffet, Philip Guston… Conforme à sa logique d'expositions tournées vers la création contemporaine, le musée a rassemblé des œuvres de Georg Baselitz, Robert Combas, Peter Saul, Jean-Michel Sanejouand, Philippe Hurteau, Philippe Hortala, Marc Desgrandchamps, Philippe Cognée… Un fonds d'œuvres de l'époque Supports/Surfaces (Claude Viallat, Christian Jaccard…) est régulièrement présenté comme celui des arts graphiques (Henri Bassmadjian, Jean Launois…).
Le musée offre une salle consacrée aux arts populaires et aux pratiques balnéaires qui existent aux Sables depuis près de deux siècles. L'invention des bains de mer et les costumes traditionnels (celui, emblématique, de la Sablaise) sont évoqués. Des maquettes de bateaux rappellent l'activité du port et la construction navale. Les portraits de bateaux de Paul-Emile Pajot (1873-1929), marin dessinateur repéré par Jean Cocteau, et les objets en coquillages d'Hippolyte Massé et Paul Amar ajoutent du sel à cette salle maritime.
Les collections d'archéologie ne sont pas présentées dans l'état actuel du musée. Seules les empreintes de dinosaures sont visibles sur rendez-vous.
Avec environ 20.000 volumes, le musée met à la disposition du public un fonds documentaire important sur l'art du XXe siècle : en particulier, le fonds Gaston Chaissac : manuscrits, lettres, articles, documents photographiques, enregistrements…
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Collections permanentes :
Gaston Chaissac (1910-1964)
Gaston Chaissac (1910-1964)Longtemps tenue pour marginale, l'œuvre de Gaston Chaissac, dont on a dit qu'il était un " bricoleur de génie ", apparaît de plus en plus dans son originalité et son ampleur...
Victor Brauner (1903-1966)
Victor Brauner (1903-1966)En 1982, grâce à l'aide du Fonds Régional d'Acquisitions des Musées, le musée de l'Abbaye Sainte-Croix faisait l'acquisition de 11 tableaux de la série Mythologies et la Fête des Mères...
Salle des arts et traditions populaires. :
Cette salle présente une sélection de documents iconographiques, de maquettes de bateaux, d'instruments de navigation, de travaux de marins ou de costumes, à l'évocation des cultures traditionnelles de la côte vendéenne...
Le propos de cette salle se circonscrit à travers une importante sélection de documents iconographiques, de maquettes de bateaux, d'instruments de navigation, de travaux de marins ou de costumes, à l'évocation des caractères déterminants des cultures traditionnelles de la côte atlantique de la Vendée : celle plus axée vers les activités de la mer, la pêche puis les bains de mer et celle plus spécifiquement maraîchine du marais de Monts et de sa région.
Le port des Sables d'Olonne est évoqué à travers les anciennes collections pédagogiques de l'Ecole des Pêches fondée en 1896. Un exceptionnel ensemble de maquettes de bateaux, du 18ème au début du 20ème, présente l'évolution des techniques de navigation ou des modes de pêches sur les côtes vendéennes. Des cartes, plans, dessins, gravures ou photographies précisent cette évocation.
Le costume traditionnel maraîchin, et celui plus étonnant des Sables, témoignent de la lente évolution du costume porté au travail ou lors des fêtes, qui se transforme peu à peu, au contact d'activités touristiques liées à la plage jusqu'à cette étrange toilette sophistiquée de séduction des Sablaises, de satin ou de soie noire.
Mais la collection majeure reste celle des travaux de marins, véritables œuvres d'inspirés qui suggèrent, par leur figuration, une nouvelle approche plus pertinente de l'œuvre d'art populaire, et d'une façon plus générale de l'image et de sa fonction. On pensera à Paul-Emile et Gilbert Pajot, Hippolyte Massé, Paul Amar…
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Exposition temporaire : Charles Lapicque (1898-1988) - Du 7 novembre 2009 au 14 février 2010
Charles Lapicque (1898-1988)
Le Dérangeur
Concours hippique, 1949 (coll. part.)
Le musée de l'Abbaye Sainte-Croix présente, en collaboration avec le musée de l'Hospice Saint-Roch d'Issoudun et le musée d'Unterlinden de Colmar, une rétrospective consacrée à une figure hors norme de la peinture française de la seconde moitié du XXe siècle, Charles Lapicque, véritable "empêcheur de tourner en rond".
Aux Sables d'Olonne, une soixantaine de tableaux, pour la plupart inédits, révèlent les aspects méconnus d'une oeuvre essentielle, manifestant la singularité d'un peintre voué à la couleur et à la question de l'espace.
Charles Lapicque, ingénieur de formation, passionné d'optique, fervent musicien et amateur de sport, est à l'origine d'un art issu d'une pratique autodidacte, qui atteste dès l'immédiat après-guerre d'une grande indépendance vis-à -vis de courants multiples.
En 1941, il devient l'un des théoriciens du groupe des Jeunes peintres de Tradition française et exerce une profonde influence sur les peintres de sa génération (Bazaine, Manessier, Tal Coat...) dont il se distingue très vite par une indépendance d'esprit et une pratique de la peinture qui donne une impression de mobilité et de transparence à ses oeuvres.
Tout au long de sa vie, il explore la question de la figuration dont il ne cesse de donner une image très personnelle, audacieuse et par là même dérangeante dans la mesure où il tente de résoudre des problèmes plastiques sans emprunter les mêmes voies que ses contemporains, sa figuration apparaissant souvent à la limite de l'abstraction.
Cette redécouverte de son oeuvre permettra de révéler ua public les aspects peu étudiés de Lapicque, sa manière si personnelle de se permettre sans cesse tous les "commencements". S'il joue un rôle d'initiateur dans le domaine de la non-figuration, son ancrage si fort dans le réel ne cesse de le ramener à la représentation figurative, faisant de lui le devancier des nouvelles figurations des années 1970 et 1980.
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Exposition temporaire : Aurélie Nemours (1910-2005)
Aurélie Nemours (1910-2005)
Oeuvres extraites de la collection du musée de Grenoble
Sans titre, 1965 (collage). Musée de Grenoble
Aurélie Nemours étudia longtemps avant de présenter son travail, en 1949, au Salon des Réalités Nouvelles, dédié à l'art non-figuratif. Elle fut marquée par l'enseignement de Fernand Léger, qui prônait l'épure de l'objet plutôt que sa disparition, mais aussi par la découverte décisive, par l'entremise de Michel Seuphor, de l'oeuvre de Piet Mondrian. A quarante ans passés, elle s'engage dans la voie d'une abstraction géométrique dépouillée. Ses peintures, déclinées depuis lors en séries, naissent de la recherche d'un équilibre idéal, d'une correspondance harmonieuse entre le rythme et la couleur, obtenus grâce à la combinaison réduite de formes géométriques élémentaires, d'aplats lisses et de couleurs uniformes. A l'opposé des systèmes de constructions échafaudés par ses contemporains (au sein du mouvement de l'art concret), elle ne fixe aucune règle mais progresse, à l'intuition et avec patience, jusqu'à atteindre la juste composition.
L'exposition, qui rassemble plus d'une trentaine d'oeuvres (peintures, pastels et collages) permet de rendre compte des différentes phases qui ont marqué le parcours d'Aurélie Nemours.
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Jours et horaires d’ouverture :
- Du 1er octobre au 14 juin, tous les après-midi, sauf lundi et jours fériés, de 14 h 30 à 17 h 30
- Du 15 juin au 30 septembre, tous les jours, sauf lundi et jours fériés, de 10 h à 12 h et de 14 h 30 à 18 h 30.
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Tarifs :
Tarif normal : 5,00 € ;
demi-tarif : 2,50 €
Gratuit tous les premiers dimanches de chaque mois