Préfecture du Doubs et capitale régionale, Besançon est inscrite sur la liste du Patrimoine mondial de l'Unesco au titre de la fortification de Vauban depuis 2008. Pourtant, tout au long de son histoire la cité comtoise a su édifier un espace urbain d’une grande élégance. Son bâti et son environnement demeurent largement préservés, les espaces verts couvrant près du tiers de la superficie urbaine. Entourée de sept collines, à l’instar de Rome et de Paris, enserrée dans une boucle du Doubs, elle contemple la rivière depuis sa citadelle édifiée par Vauban, parfaitement conservée tout en haut de son mont Saint-Etienne. Il y a tant à faire à Besançon : la cathédrale Saint-Jean, son horloge astronomique, le Musée des beaux-arts et d’archéologie, ou se promener sur les rives du Doubs, dans la Grande Rue, et la très animée rue Bersot.
Les édifices et monuments de Besançon allient finesse et sobriété. La pierre qui a servi à leur construction vient de la forêt de Chailluz, toute proche. Du cœur de la vieille ville, où les rues se font étroites, on se dirige vers la Porte-Noire et le square Castan, en contrebas de la citadelle.
A deux pas, dans la cathédrale Saint-Jean, l’horloge astronomique (6 m de haut, 2,50 m de large) est un véritable bijou de technologie et de précision. Outre les 21 automates qui sonnent les heures, sa soixantaine de cadrans indiquent les heures des marées, les phases de lune, les jours de la semaine, etc. A midi se déroule une scène représentant la résurrection du Christ. Le musée du Temps, installé dans le remarquable Palais Granvelle évoque l’évolution de la mesure du temps depuis l’invention du pendule horloger jusqu’à l’horloge atomique.
Sur l’autre côté de la rive, se trouve le vieux quartier du Battant, un quartier populaire, tout en pentes. Là se trouve l’église Sainte-Madeleine reconnaissable à ses tours carrées.
De nombreux forts (fort Griffon, Bregille, Chaudanne) ainsi que les vestiges des remparts témoignent de l’importance des fortifications de Besançon depuis Vauban jusqu’au général Sérré de Rivières.
Capitale du Haut-Doubs, Pontarlier doit son développement à la fois à sa situation stratégique, lieu de passage incontournable pour le commerce et les armées d'invasion, et à sa proximité avec la frontière suisse. Même si de nombreux incendies ont effacé les marques du passé, la ville reste toutefois fort jolie et la balade y est plaisante. Au chapitre des vieilles pierres, le château de Joux constitue une des attractions majeures de cette partie du département.
Berceau de l’Absinthe (interdite en 1915), Pontarlier poursuit la tradition de la boisson anisée avec le "Pontarlier Anis". Mise au point par Henriette Henriod au XVIIIe siècle dans le canton de Neuchâtel en Suisse, c’est Henri-Louis Pernod, bouilleur de cru, qui développera l’Absinthe à Pontarlier à partir de 1805. De nombreux artistes (Baudelaire, Rimbaud, Verlaine, Van Gogh, etc.) célèbrent ses vertus créatrices… Mais le pouvoir l’entend d’une autre oreille et interdit le breuvage durant la Première Guerre Mondiale.
Ce sont les chutes du Niagara françaises, situées à Villers-le-Lac. Grand site national, elles s’ébrouent sur 27 mètres de hauteur. Puis le Doubs continue sa route toujours au Nord et bifurque vers Montbéliard pour cheminer ensuite vers Besançon, ville enserrée dans une superbe boucle. Il rejoint ensuite Dole, au sud-ouest pour finalement quitter la région rattrapé par la Loue au sud de Dole (393 km sur 480 km de longueur totale) et rejoindre la Saône.
Deux compagnies de navigation proposent de les rejoindre en faisant une croisière de 14 km (compagnie Michel : www.vedettes-panoramiques.com et compagnie Droz-Bartholet : www.sautdudoubs.fr). Il est également possible de s’y rendre en calèches (Site Internet : www.caleche-saut-du-doubs.org) ou à pied. Deux belvédères sont aménagés pour profiter pleinement de ce merveilleux spectacle aquatique. Enfin, vous pouvez également admirer cette prodigieuse chute d’eau depuis la route en gagnant le village de Pissoux.
Principale rivière de Franche-Comté, le Doubs prend sa source dans le massif du Jura près de Mouthe, à quelques kilomètres de la Suisse. Il délimite à la fois les contours du département tout en séparant la France de sa voisine helvète.
L’une des plus belles rivières de France prend sa source près d’Ouhans, d’où elle jaillit d’un roc. Elle offre un beau parcours de descente en canoë et une succession d’étonnants panoramas et de petits villages pittoresques. Le long de la Loue, Ornans, est un site privilégié pour pêcher. On y trouve la maison nationale de l’Eau et de la Pêche, centre de rencontre, de formation professionnelle et un musée unique en France, regroupant plus de 4 000 objets destinés à la pêche (le musée Gustave Courbet, peintre natif du village, est fermé en raison de grands travaux de rénovation et d’extension).
Au début du XXe siècle, on perça le mystère des origines de la Loue. En 1906, l’incendie des entrepôts d’absinthe de Pontarlier imposa de vider les cuves dans le Doubs. Alors, la certitude s’établit, à cause de la couleur et du goût anisé des eaux de la rivière quelques jours après cet incendie : la Loue n’est autre qu’une résurgence du Doubs.
Aujourd’hui, la clarté et la fraîcheur de cette eau témoignent encore de sa qualité. La variété des poissons qui la peuplent renforce ce constat. Rivière exceptionnellement préservée, la Loue et ses sources attirent de plus en
plus les visiteurs.
Le musée Gustave Courbet, peintre natif du village d’Ornans, est fermé en raison de grands travaux de rénovation et d’extension. Il rouvrira ses portes courant 2011. Actuellement, les collections du Musée départemental et de l’Institut Gustave Courbet sont présentées à la Saline royale d’Arc-et-Senans. À Ornans l’Atelier Courbet présente le projet du Département « Pays de Courbet, Pays d’Artiste ». C’est le dernier atelier où Courbet vécut et travailla de 1860 à son exil en 1873. La ferme de Flagey, propriété familiale des Courbet, propose « le café de Juliette » où l’on peut consommer les produits locaux tout en consultant des ouvrages sur Courbet et, plus largement sur le XIXe siècle artistique, social et politique auquel participa activement le peintre.
