A mi-chemin entre Tours et Orléans, la ville, à cheval sur la Loire, en occupe majoritairement la rive droite. De tout temps, Blois a bénéficié dans son développement de sa position géographique : à proximité de la capitale, au centre de la France, au bord de son plus grand fleuve, sur un axe de liaison primordial.
Même si son origine gallo-romaine ne fait pas de doute, il faut attendre le IXe siècle et les Carolingiens pour trouver trace d’une forteresse indiquant l’importance de la ville. L’histoire commence réellement à s’écrire avec Jeanne d’Arc, au moment où elle s’apprêtait à délivrer Orléans. Elle fit de Blois son quartier général avant l’attaque. Blois devint ville royale avec Louis XII et son épouse Anne de Bretagne : le monarque fit du château sa résidence, que par la suite François Ier agrandit et renforça.
Dans les couloirs de ce château se déroula un épisode important de l’histoire de France : à l’avant-veille de Noël 1588, le duc de Guise et son frère, le cardinal de Guise, y furent assassinés par les gardes personnels d’Henri III. Ce qui mit un terme aux ambitions déclarées de la famille de Guise qui briguaient la couronne.
La ville et son château furent marqués par les embellissements de deux architectes de renom : Mansart, qui apporta une aile au château en 1635, et Jacques Gabriel, quelques décennies plus tard, qui construisit le pont qui porte aujourd’hui son nom.
Les édifices religieux de Blois méritent tous une halte, car ils présentent chacun des particularités : la cathédrale Saint-Louis, l’église Saint-Nicolas et son ancienne abbaye, l’église jésuite Saint-Vincent et la basilique de la Trinité (qui possède un des plus importants carillons de France). Située face au château, la maison de la magie, avec sa collection Robert-Houdin et son parcours, l’Hallucinoscope, constitue une étape insolite de la visite de Blois. Toutes les heures vous pourrez voir sortir des dragons de ses fenêtres.
L’art du jardin est cultivé depuis des siècles autours des châteaux de la Vallée de la Loire. La ville royale ne boude pas le vert : à la Roseraie des Terrasses de l’Evêché (label Jardin Remarquable), créée au début des années 90, sont venus s’ajouter les jardins du Roy, jardins de simples et de fleurs royales signés Gilles Clément. En écho au caractère royal de la ville, le thème du lys s’y épanouit du printemps au cœur de l’été, sous l’aspect d’iris, de lys royaux et d’hémérocalles.
