Fondée le 3 décembre 1953, cette région comprenait initialement le territoire de la fameuse Kolyma, la presqu'île des Tchouktches ainsi que le territoire des îles Wrangel, Guerald et Ratmanov. Depuis 1992, cette grande région est divisée en deux zones administratives indépendantes : Magadan et le district autonome des Tchouktches.

Géographie

Située à l'extrême nord-est de la Russie, la région de Magadan est baignée à l'est par la mer d'Okhotsk. Elle a une frontière commune au nord-ouest avec la république de la Sakha-Yakoutie, au sud-ouest avec le territoire de Khabarovsk et, au nord-est, avec le district autonome des Tchouktches qui faisait partie de cette même région. La plus grande partie du territoire est occupée par le plateau Kolymskoïé.

Relief.C'est une zone montagneuse entrecoupée de plaines. Les monts de la Kolyma s'étendent le long de la mer d'Okhotsk sur plus de 1 000 km et déterminent une ligne de partage des eaux entre le bassin du fleuve Kolyma (qui dévale vers le nord et se jette dans l'océan Glacial Arctique) et les rivières qui s'écoulent vers l'est et la mer d'Okhotsk. Au sud se situe le vaste plateau Okhotsko-Kolymskoïé, bordé à l'est par la partie méridionale des monts Tcherski. Au nord s'étendent les monts de l'Anadyr. Les monts Koriakski longent la côte de la mer de Béring à partir du Kamtchatka jusqu'au golfe de l'Anadyr.

Climat. Le climat de la région est continental. Le territoire est perpétuellement gelé. L'hiver, long et glacial, dure de sept à huit mois. En janvier, les températures varient de - 18 °C à - 38 °C. L'enneigement dure de sept à neuf mois et demi, mais la couche de neige n'est pas épaisse. La température annuelle moyenne se situe partout au-dessous du zéro. On dit ici que l'hiver ne dure que douze mois... ! Dans le bassin de la Kolyma et du haut Anadyr, il peut faire jusqu'à - 61 °C.

L'été, déjà court (le soleil brille presque 22 heures par jour et, même à minuit, il fait clair), est sujet à des sautes d'humeur ; une belle journée de juillet en montagne peut être suivie, le lendemain, d'une tempête de neige ! Dans les régions continentales, il fait chaud ou même très chaud en été : de + 30 °C à + 35 °C. On peut prendre aussi bien des bains que des coups de soleil.

La mer d'Okhotsk connaît un climat rigoureux (de - 10 °C à - 15 °C en hiver, de + 10 °C à + 15 °C en été), et ses eaux superficielles froides influencent considérablement le climat du littoral. Dans les zones côtières, le climat est maritime, moins sévère mais plus humide. Les brumes froides, accompagnées de bruines, sont fréquentes en été.

Il pleut souvent à Magadan ; l'été, un bon imperméable et une petite laine sont nécessaires. Les températures moyennes de juillet vont de + 3 °C à + 15 °C. Le sous-sol de toute la région est gelé en permanence, excepté une étroite bande qui longe la mer d'Okhotsk. Le pergélisol, très profond dans cette partie du continent, atteint, à certains endroits, 1 000 m.

La meilleure saison pour visiter la région est l'été. Tardif et court, il va de la mi-juin à la mi-août. Mais pour faire du ski, le mois de mai est le plus propice.

Sources thermales.Ce pays froid est fort riche en sources thermales dont beaucoup sont chaudes. Leur température varie de + 17 °C à... + 95 °C ! Bien que toutes ne soient pas encore bien analysées, on compte d'ores et déjà vingt-cinq groupes de sources minérales, dont dix-neuf sont tièdes ou chaudes. Dans les mythes et légendes aborigènes, certaines sources, considérées comme sacrées, sont habitées par des esprits ou divinités. Les eaux diffèrent par leur degré de minéralisation et leur composition. Celles qui sont faiblement minéralisées sont les sources de Taïskié, Naiakhanskié, etc. Les sources chaudes Taïskié (97 °C) sont utilisées pour des cures thermales dans l'unique station balnéaire du Grand Nord, Talaïa, située au bord de la rivière Talaia, à 280 km au nord-est de Magadan. Les vertus thérapeutiques de ces sources sont connues depuis des temps fort anciens, et les autochtones font volontiers des cures malgré le manque de confort de certaines installations. Outre son emploi thérapeutique, l'eau des sources chaudes sert également à chauffer des immeubles, des serres, des piscines, etc.

Au nord, le printemps est extrêmement court et beau, et le passage de l'hiver à l'été se fait en quelques jours. Les vents du sud font disparaître la neige et, en cinq à six jours, la terre est couverte de fleurs. Les précipitations atteignent 300 à 700 mm.

Flore.La toundra et la toundra boisée couvrent les trois quarts du territoire. Les plaines les plus vastes sont celles de Taoïskaïa et de Iamskaïa. Au sud, la taïga des mélèzes clairsemés succède à la flore de toundra et de toundra boisée.

Histoire

Un peuple de chasseurs.La région du nord-est extrême de la Sibérie était peuplée au Paléolithique supérieur. Les hommes y vivaient de la chasse aux mammifères marins (baleines, morses, phoques) et de la viande de renne. Tout autour du détroit de Béring et sur les côtes de la mer d'Okhotsk se développèrent de nombreuses cultures de chasseurs : celles des Esquimaux, des Tchouktches, des Aléoutes, des Koriaks, des Selkoupes, etc. Les archéologues et les préhistoriens s'appliquent à retrouver l'origine de ces populations qui, venues probablement de différents points géographiques, adoptèrent toutes un mode de vie similaire.

Près d'Ekven, à une quinzaine de kilomètres à l'ouest du cap Dejniev (au nord de ce cap), on a découvert, sur les plages de sable, les vestiges de grandes habitations en os de baleines de différentes périodes et d'imposantes accumulations de déchets qui s'élèvent à plus de 4 ou 5 m. Ces découvertes témoignent de 2 500 ans d'occupation.

" Le cimetière d'Ekven, peut-être le centre funéraire de plusieurs communautés, s'étend au sommet de deux petites collines, en arrière de la plage. Il comprend plusieurs centaines de sépultures, dont un mobilier funéraire parfois très riche. Celui-ci, constitué d'instruments de chasse au renne aussi bien qu'aux mammifères marins, semble refléter une certaine inégalité sociale. En effet, on peut distinguer des tombes très riches, moins riches et pauvres, à partir du mobilier et des matériaux de construction (bois, pierre, os de baleine). Quelques tombes particulièrement de personnages fortunés sont entourées de sépultures vides, comme s'il s'agissait de tombes d'esclaves. Or les sociétés baleinières du détroit de Béring vivaient dans des villages permanents.

Elles étaient nettement hiérarchisées autour des propriétaires et chefs d'oumiaq(embarcation collective en peau de morse à partir de laquelle étaient harponnées les baleines). Par ailleurs, les guerres entre groupes béringuiens, aussi bien esquimaux que tchouktches, étaient fréquentes. Les esclaves pouvaient donc provenir de groupes voisins mais ennemis. Enfin, chez les Esquimaux Yupik du sud-ouest de l'Alaska, par exemple, la forme et certains motifs décoratifs des têtes de harpons servaient à identifier la famille et le chasseur. Ces éléments distinctifs se transmettaient naturellement de père en fils avec tout leur contenu religieux, mais n'échappaient pas à une inévitable dérive au fil des générations. En était-il de même à l'époque préhistorique ? " (d'après M.Brontchtein et P.Plumet, La préhistoire des Esquimaux, in La recherche, nº 295, octobre 1994).

De nombreux objets trouvés dans des sites archéologiques témoignent d'une technique de chasse aux gros mammifères marins déjà très perfectionnée, associée à un art également original. L'art béringuien préhistorique est caractérisé par des figurines sculptées mais aussi par la décoration des objets de la vie quotidienne, particulièrement des instruments de chasse. Le plus important est le harpon à tête basculante, outil fondamental des chasseurs, extrêmement efficace : la tête détachable permet au chasseur de rester relié à sa proie qui ne peut ni s'enfuir ni couler. Inventé par l'homme préhistorique, ce harpon esquimau fut adopté au XVIIe siècle par les baleiniers européens. A côté des tribus sédentaires et maritimes qui vivaient des produits de la mer, il y avait des populations semi-nomades qui parcouraient d'immenses distances et subsistaient de la chasse au renne et aux animaux à fourrure. Ils vivaient dans de grandes habitations en os de baleine ou dans des huttes creusées dans la terre ou, encore, sous des tentes en peaux tendues sur une armature de bois ou d'os de baleine.

Ces chasseurs ne devaient pas être bien nombreux. Aujourd'hui, on dénombre dans le monde environ 13 000 Tchouktches et 60 000 Esquimaux, dont 800 vivent dans l'extrême nord sibérien. Bien que leur mode de vie ait beaucoup évolué, ils ont su préserver leurs coutumes. Comme leurs ancêtres, ils chassent le morse, le phoque et le renne, qui constituent l'essentiel de leurs ressources et qu'ils troquent contre de l'huile, de l'ivoire, du cuir... En été, ils quittent leurs habitations en bois pour des tentes et s'adonnent à la chasse et à la pêche en eau douce dans la toundra.

Un peuple de confession chamanique. Les peuples aborigènes du nord (Esquimaux, Tchouktches, Koriaks, Nenets, etc.) sont chamanistes : ils croient aux esprits, divinisent le ciel, le soleil, l'eau, le feu... Certains arbres, animaux ou insectes sont considérés comme des incarnations des esprits-maîtres de la toundra et donc sacrés. Ils leur sacrifient des animaux, surtout des rennes, afin d'en obtenir aide et soutien.

Les chamans - sorciers et guérisseurs - jouent un rôle essentiel dans la vie de ces populations. On compte sur leur pouvoir surnaturel en cas de maladie ; on leur demande des conseils pour le mariage... Pendant la période soviétique, le chamanisme avait perdu du terrain, mais aujourd'hui les peuples sibériens s'attachent à faire revivre des croyances séculaires qui avaient failli disparaître.

Une région découverte par des cosaques au XVIIIe siècle. La partie nord-est de l'Extrême-Orient sibérien fut découverte au XVIIe siècle par des aventuriers, cosaques et explorateurs russes animés par l'esprit de conquête. Aussi bien la découverte que la colonisation russe de ces immenses territoires du Grand Nord se firent dans le contexte de l'avancée des Russes à l'est, vers l'océan Pacifique. Mais ce qui est étonnant, c'est que la pénétration des cosaques passa d'abord par les mers glaciales de l'océan Arctique et les fleuves : la Lena, la Kolyma et d'autres. " On s'est toujours demandé par quel miracle ces aventuriers avaient pu parcourir des milliers de kilomètres sans moyen de transport et sans équipement adéquat. Quoi qu'il en soit, ils sont arrivés et même en un temps record. Ils ont atteint l'embouchure de la Kolyma par l'océan Arctique alors que, aujourd'hui encore, le voyage est très dangereux même pour les brise-glace... " (G. Saint-George, La Sibérie, le géant qui monte).

En 1632, le sotnik Petr Beketov (chef d'un escadron de cosaques), ayant atteint l'embouchure de la Lena, remonta le fleuve et fonda un ostrog (un avant-poste militaire) qui fut nommé Yakoutsk. Devenu bientôt le centre de la Sibérie, Yakoutsk servit de tremplin pour la pénétration russe à l'est, en Kolyma, et, au sud, vers l'Amour. Dans les années 1630, plusieurs petits ostrogs - lieux d'hivernage - furent fondés sur les rivières Indighirka, Iana et Alaseia.

En 1639, un escadron de cosaques, avec Ivan Moskvitine en tête, atteignit la côte de la mer d'Okhotsk et fonda un petit ostrog à l'embouchure de la rivière Oulia. Moskvitine explora une partie considérable du littoral de la mer d'Okhotsk. En 1643-1645, V. Poïarkov atteignit la région du bas Amour. En 1643, Mikhail Stadoukhine et un petit groupe d'explorateurs russes arrivèrent à l'embouchure de la Kolyma par l'océan Arctique et, en remontant le cours du fleuve, ils construisirent trois petits ostrogs : Sredné-Kolymskoïé (1643), Nijné-Kolymskoïé (1644) et Verkhné-Kolymskoïé (1647). Ils revendiquèrent, au nom du tsar, les régions de la Kolyma, très peu peuplées mais qui foisonnaient de bêtes à fourrure : zibelines, renards bleus, écureuils. L'administration russe soumit les aborigènes, des Yakoutes nomades, au paiement d'un tribut en fourrures - le yassak. Les ostrogs devinrent bientôt des comptoirs commerciaux. Les Yakoutes troquaient les fourrures contre du sel, de l'alcool, de la poudre à fusil...

L'exploration, l'immigration et l'expansion de la Russie.Les meilleures espèces d'animaux à fourrure furent vite exterminées et leur disparition provoqua le reflux des commerçants et des manufacturiers russes. Pourtant, vers la fin du XVIIe siècle, des colons russes vinrent s'installer dans des régions situées le long de l'Anadyr, de la Kolyma et de l'Olenek. Le climat plus doux et le sol plus fertile de la Yakoutie leur permirent d'y développer l'agriculture. Ils défrichèrent des terres vierges dans les vallées du Vitim, de l'Amga et du Peledoui.

En 1648, les navigateurs russes Dejniev et Popov contournèrent l'extrémité du continent asiatique, découvrirent le détroit qui allait prendre le nom de Béring et pénétrèrent dans l'océan Pacifique. Après un naufrage, rejetés sur la côte, ils atteignirent l'embouchure de l'Anadyr en 1649 et y fondèrent l'ostrog d'Anadyr. Avant-poste russe le plus septentrional, cet ostrog devint un comptoir commercial de la fourrure, administrativement contrôlé par le district de Yakoutsk. D'après les descriptions des pionniers russes, P. Godounov dressa, en 1667, une première carte géographique de la Sibérie : Dessin de la terre sibérienne.

Partant de Yakoutsk, vers la fin du XVIIe siècle, les cosaques et les commerçants russes explorèrent les côtes nord de la mer d'Okhotsk et la presqu'île des Tchouktches. En 1697-1699, V. Atlassov, un simple employé préposé au triage des peaux de loutres à Anadyr, entreprit seul la conquête du Kamtchatka dont il avait entendu parler par les indigènes. Il en fit une première description géographique et ethnographique. En 1701, le tsar Pierre le Grand accepta d'intégrer le Kamtchatka à son empire. Au début du XVIIIe siècle, après les expéditions maritimes de Tatarinov et de Filkeev, les îles Kouriles furent rattachées à l'Empire russe. Plus tenace que celle des autres peuples sibériens, la résistance à la domination russe des indigènes du Kamtchatka, ancêtres des Koriaks et des Selkoupes, dura trente ans. Bien peu y survécurent et leurs descendants aujourd'hui ne sont guère nombreux. A l'automne de 1740, des canonnières russes accostèrent dans la baie d'Avantcha, sur la côte de la presqu'île de Kamtchatka, à l'endroit où fut fondée la ville de Petropavlovsk, future capitale de la province. Dès lors, la domination russe y fut officiellement établie. Les Tchouktches et les Esquimaux de l'Asie se virent définitivement intégrés à l'empire à la fin du XVIIIe siècle et obligés de payer le yassak à l'administration russe.

Une étape importante dans l'exploration de la Sibérie orientale septentrionale reste liée aux noms des fameux navigateurs Vitus Béring et Alexei Tchirikov qui découvrirent, au cours de deux expéditions (1725-1730 et 1733-1743), les îles Aléoutiennes, puis celles du Commandeur, et prouvèrent que l'Asie était séparée de l'Amérique par un détroit de 2 km.

La véritable colonisation de cette région commença au milieu du XIXe siècle et se renforça considérablement après l'abolition du servage en Russie, en 1861, et l'adoption de la loi sur les colons. Cependant, l'économie de cette immense contrée restait très archaïque, avec une industrie peu développée. Le gouvernement tsariste laissait les autochtones à leurs activités de chasse et de pêche, tout en puisant inlassablement dans les richesses naturelles du pays (fourrures, argent, or, salmonidés). L'élevage semi-nomade des rennes restait, jusqu'au début du XXe siècle, la principale occupation des indigènes. Le territoire était très peu peuplé, avec une densité moyenne de population extrêmement faible.

Economie

Les branches principales de l'économie sont les métallurgies non ferreuses et minières. Une station hydroélectrique a été construite sur les bords gelés de la Kolyma où l'on exploite également des gisements d'or depuis le début du XXe siècle. L'industrie poissonnière satisfait aux besoins intérieurs et le surplus est exporté. Dans le voisinage des stations électriques et des sources chaudes se développe l'agriculture. On cultive, en serres, des légumes et des fleurs. Mais la production agricole n'est pas suffisante et une partie considérable des produits vient de l'étranger.

Le développement industriel de la région a été favorisé par ses très nombreuses richesses naturelles. Chaque année apporte ici une nouvelle découverte : là, un bassin de charbon ou de minerai, ailleurs une source thermale. Le sous-sol abonde en étain, charbon, tungstène et molybdène. Mais la Kolyma est avant tout la mine d'or de la Sibérie. Ainsi, le volet principal de l'économie régionale est son industrie aurifère (extraction et raffinage de l'or). Les industries métallurgiques et de constructions mécaniques sont également développées. Elles produisent des perforatrices pneumatiques, des treuils, des équipements énergétiques, etc.

L'électricité est un élément essentiel du développement économique et social de la région. L'infrastructure énergétique a beaucoup évolué ces dernières années : une centrale nucléaire a été construite à Bilibino, une station hydroélectrique a vu le jour sur la Kolyma, à Sinegorié, à 500 km à l'ouest de Magadan. On a modernisé les stations thermoélectriques de Magadan et d'Arkagalinsk, à 733 km au nord-ouest. La région possède également plusieurs stations électriques flottantes appelées "aurores boréales".

Le littoral de la mer d'Okhotsk, les Kouriles et le Kamtchatka se consacrent presque entièrement à la pêche, bien que des îlots de culture et d'élevage se développent sur les côtes. La mer d'Okhotsk est une des plus poissonneuses du monde, et les prises de la flotte russe dans le Pacifique représentent plus de la moitié des prises de toute la Russie : harengs, morues, crabes... On y pratique également la chasse au phoque et au morse. Base navale importante, Magadan équipe les chalutiers et les navires-usines qui sillonnent le Pacifique septentrional.

Le froid représente le principal problème de la région. Les techniques de lutte contre le froid et l'utilisation des ressources locales permettent de construire des bâtiments dans le sol gelé et de pourvoir en chauffage collectif des villes entières, cela grâce à la vapeur des centrales thermoélectriques qu'alimente le charbon extrait sur place et grâce à l'énergie des cours d'eau.

L'agriculture de cette région - une région dont la plus grande partie est recouverte par la merzlota - se développe dans des conditions pénibles, voire hostiles. Les terres, peu fertiles, fournissent, malgré toutes les difficultés, une production agricole assez importante. On y cultive des pommes de terre, différentes sortes de légumes (choux, oignons, tomates, radis, etc.) et des fleurs.

Les terres cultivables sont situées principalement dans la zone côtière, où le sol n'est pas gelé, ainsi que près des centrales électriques et des sources thermales chaudes qui permettent de chauffer les serres. A l'exception des pommes de terre, tout est cultivé en serre puisque la période de végétation ne dure que 100 à 130 jours par an. Les recherches effectuées par l'Institut agronomique sur la vernalisation ou germination artificielle préalable des graines permettent de faire reculer vers le nord la limite des terres cultivées. Les stations agricoles de la région s'occupent de la sélection expérimentale et étudient les moyens d'augmenter la production dans des conditions extrêmes. Elles ont ainsi mis au point des espèces sélectionnées de légumes résistant au froid et aux gelées. La région de Magadan pratique aussi l'élevage du vison, de l'écureuil, du renard bleu et argenté. Les bêtes à fourrure sont nourries de poisson qu'elles adorent. Les habitants de la région, surtout les aborigènes, s'occupent traditionnellement de la pêche, de l'élevage du renne ainsi que de la chasse aux animaux à fourrure et aux mammifères marins (morses, phoques).

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