L'apocalypse de saint Jean... Une œuvre magistrale qui illustre le contexte historique, politique et social de la France à l'époque de la guerre de Cent Ans. Elle est aujourd'hui exposée dans une très longue – et très sombre – galerie du Château d'Angers qui rend justice à ses dimensions exceptionnelles. Les tapisseries ont pourtant bien failli disparaître à tout jamais : pendant la Révolution française, la tenture – commandée quatre siècles plus tôt par le duc Louis Ier d'Anjou, frère du roi de France – fut découpée et utilisée comme essuie-pieds, couverture pour les chevaux et protection d'arbres fruitiers. Sa restauration et sa reconstitution sera orchestrée par le chanoine Joubert, au milieu du siècle suivant et son retour au château d'Angers aura lieu en 1954. Un retour, oui, car, au XVe siècle, elle appartenait au bon roi René... Sur les 7 pièces d'origine, 6 nous sont parvenues. 103 mètres de long – sur les 140 mètres d'origine – et 71 scènes racontent les visions et les révélations qu'aurait eu saint Jean l’Évangéliste à la fin du Ier siècle. C'est une sorte de bande-dessinée des temps anciens qui offre plusieurs niveaux de lecture et donne lieu, de fait, à de multiples interprétations. Allez-vous décrypter ses sens cachés ?





