Le château de Sarzay, que George Sand appelle le château de Blanchemont dans « Le Meunier d’Angibault » est un donjon logis en carré long, forme architecturale assez courante aux XIVe et XVe siècles. Elle fut la propriété de la famille de Barbancois jusqu’en 1720, et se composait à l’origine de 38 tours et 3 ponts-levis sur de profondes douves. Lors de son acquisition par son propriétaire actuel, il ne subsistait que deux tours dont une qui abritait la chapelle seigneuriale. Richard Hurbain en a reconstruit trois, restauré les douves, la chapelle et la halle, ce qui lui a valu des problèmes énormes avec les Monuments de France – qui ne sont toujours pas résolus d’ailleurs – et le prix du comité américain de la demeure historique. Le rez-de-chaussée est un drôle de fouillis, mais il faut aller voir les deux derniers étages du château, la superbe cheminée, la sublime charpente, le tout magnifiquement restauré. Là-haut, on comprend le coup de cœur de Richard Hurbain pour ce château.





