Des feuilles qui méritent la palme. La palme de l’art de vivre, version praslinoise. Où trouver mieux qu’en cet exotique château une parfaite illustration de la fameuse phrase de Baudelaire : « Ici, tout n’est que luxe, calme et volupté... ». Racheté par la famille Morel, ce domaine enchanteur (celui d’une excentrique Américaine dans les années 1970) aura vite redoré son blason, au point d’entrer dans l’élitiste chaîne des Relais & Châteaux, qui en a fait l’une de ses trois seules enseignes dans l’océan Indien. Ses 5 C (caractère, charme, calme, cuisine et courtoisie) y sont déclinés à merveille, pour des pèlerins de l’art de vivre (à 50 % Français) qui en apprécient aussi l’atmosphère intimiste, idéale pour se ressourcer avec une décontraction qu’on ne trouve pas dans les grands établissements, fussent-ils plus luxueux. Il y a là une atmosphère et une âme.
Surplombant l’océan et s’inscrivant dans un parc fleuri de 5 ha qui s’ouvre en amphithéâtre, ce haut lieu de l’apaisement atteint désormais un remarquable niveau de raffinement, qui devrait inciter le people en quête d’intimité à renouer avec ce fief, dont l’ère de gloire, sous les Minchelli, vit affluer maints VIP. Sobrement classe, lumineux et pur : « J’ai eu envie de me faire plaisir, comme si c’était pour moi », souligne Cédric Morel (le jeune, riche et beau Petit Prince de ce château), qui vient de consacrer une fortune dans le réaménagement et la décoration de ses neuf chambres climatisées.
De la haute couture, assurément, avec un équipement importé de maints pays (et quand on connaît les difficultés d’importation aux Seychelles...) : mobilier en bois massif (teck, sandragon, takamaka), lit king size, salle de bains de style très contemporain (vasque en verre trempé, produits d’accueil délicieusement parfumés...), carrelage en pierre reconstituée, éclairage halogène avec variateur, et du luxe jusque dans le détail, dans un genre très nature, le lin tenant là la vedette, du peignoir aux draps et couvre-lit. Aux traditionnels coffre-fort et mini-bar, s’ajoutent une machine à Nespresso et son coffret de douze cafés, un lecteur DVD, un accès Internet Wifi, et côté télé, sur le bel écran plasma, place désormais aux chaînes de Canal Satellite. Mais le vrai spectacle n’est pas sur l’écran. Au-delà de la fenêtre, le château nouvelle version, plus ouvert, tire en effet profit des extérieurs, le balcon panoramique de la grande villa étant même doté d’une ouverture de 3,60 m. Un tableau dont on peut aussi se griser de sa terrasse en teck.
Sur les hauteurs, le château proprement dit, aux murs de granit et au toit hexagonal en feuilles de latanier de la Vallée de Mai, abrite une chambre joliment incurvée au rez-de-chaussée et une suite à l’étage avec vue sur le gros manguier, la piscine et la mer. Dans le jardin, entre frangipaniers, bougainvilliers, cocotiers et gracieux éboulis de rochers, les chalets en granit. Quant à la fameuse villa-suite à double vue sur la mer, elle se révèle plus que jamais l’une des plus éblouissantes de l’archipel. De ses balcons, un horizon idyllique : quand la mer est plate, pas moins de treize îles et îlots sous les yeux (de gauche à droite : Petite Sœur, Ave Maria, Grande Sœur, Ronde, Coco, Félicité, La Digue, Frégate, Récif, Mahé, Cerf, Sainte-Anne et Mamelle). Qu’il est plaisant de resituer toutes ces terres sitôt plongé dans l’exceptionnel bain à remous (et à 35°) aménagé sur le glacis, en un lieu d’où la vue se déploie à 300 degrés : sûrement le plus enchanteur jacuzzi du monde.
Ajoutez à ces atouts un personnel attentif (à l’exemple de Sébastien, le fidèle manager), une table très poissons qui n’a plus à faire ses preuves, une délicieuse terrasse (avec son cocotier de mer mâle), une vidéothèque d’une centaine de films, une piscine à 30° C traitée à l’ozone et fort bien située près du bar, et Michelle, une blonde masseuse seychelloise aux yeux clairs, experte dans l’art d’accommoder les gestes (notamment avec un doux massage aux pierres chaudes), et vous conviendrez dès lors que l’on est là dans le meilleur quatre-étoiles des Seychelles... auquel il ne manque qu’une plage ! Mais puisqu’une voiture est gracieusement confiée aux résidents (d’au moins trois nuits), cap sur Côte d’Or et d’autres anses de rêve ! Le week-end, c’est excursion sur l’île privée de la maison, l’enchanteresse Grande Sœur, cet éden de 90 ha étant accessible en 20 min de bateau rapide. A la clé, une délicieuse randonnée dans une protectrice jungle de palmes, une baignade tonique sur une plage de rêve et l’inévitable barbecue pieds dans le sable... Douce aussi, la vie de château version cocotiers !

Ces arpents-là valent de l’or... Réparties au sein d’un vaste jardin, huit...

Blonde aux yeux bleus (rare aux Seychelles !), Thérèse Morel propose six studios...
