Dès le milieu des années 1960, Tchang Kaï-chek veut rendre hommage à celui qui est considéré comme le père fondateur de la Chine moderne, le docteur Sun Yat-sen. Un concours est organisé, c’est l’architecte Wang Da-hon qui emporte la préférence du jury. L’imposant bâtiment aux éléments d’architecture chinoise classique voit le jour en 1972. Depuis, il est considéré comme l’un des symboles de la ville. Les habitants de Taipei aiment s’y retrouver pour flâner dans son parc, s’exercer au tai-chi ou improviser une leçon de danse. Le dimanche, ce sont les rollers qui investissent l’esplanade (ouvert de 6h à 22h).
Le hall du Mémorial national abrite une statue de bronze à l’effigie du docteur Sun Yat-sen mesurant 6 m et pesant près de 17 t, devant laquelle, toutes les heures, les visiteurs assistent à la relève de la garde. Se tiennent, dans les galeries des étages supérieurs, des expositions permanentes ayant trait à la peinture et à la calligraphie chinoises et des expositions temporaires. Enfin, la salle des documents historiques du docteur Sun Yat-sen retrace l’histoire du révolutionnaire à travers manuscrits, photos et dossiers.
A l’extérieur, la place qui fait face à l’entrée, recouverte en permanence de parterres de fleurs rouges et jaunes, débouche à gauche sur le lac bleu vert recouvert de nénuphars. Egalement dans le jardin, se trouve la forêt des stèles de Chung-shan construite en mémoire des révolutionnaires qui ont soutenu le célèbre docteur. Un cadran solaire et de 23 stèles de granit se dressent pour rappeler le message de ceux qui ont renversé les idées de la Chine impériale. En plus d’être un endroit immanquable à Taipei, le mémorial du docteur Sun Yat-sen est également très certainement le meilleur endroit d’où prendre de belles photos de la tour Taipei 101. Avis aux amateurs.