Logé dans l'ancienne résidence du Premier ministre Genden, qui avait été exilé puis exécuté à Moscou sur ordre de Staline, ce musée a été ouvert en 1996 par la propre fille de Genden. La maison en bois donne vaguement l'impression qu'elle va s'effondrer. Le musée retrace l'histoire de la répression des années 1930, qui visait à la fois les « ennemis » politiques des Russes et de leurs alliés, ainsi que tous les moines du pays. Au rez-de-chaussée, aménagé en mémorial, les murs portent les noms de 20 000 victimes de ces purges, qui ont été particulièrement féroces en 1937. Ces noms sont accompagnés d'un point jaune pour les moines, d'un point rouge pour les victimes politiques ou d'un point bleu pour les victimes civiles. Le 1er étage réunit de très nombreuses photos, d'un réalisme parfois très cruel, illustrant les arrestations, les interrogatoires et les exécutions qui ont marqué cette période.
