Ce superbe parc est considéré comme l’un des dix plus importants jardins botaniques du monde. En commençant par la connaissance de plantes et arbres venant du monde entier, le jardin botanique offre en même temps un havre de paix et de contact avec la nature ; avec un peu de chance, vous apercevrez des couples de perroquets et perruches et aussi les flamboyants toucans en totale liberté.
Quand le prince régent du Portugal, Dom João VI, s'installa à Rio en 1808, il eut tout de suite envie de construire un jardin d’acclimatation pour ses besoins personnels, comme le thé, coutume qu’il avait rapportée d’Europe. Il décida de le placer à côté de l’usine de fabrication de poudre à canon sur une ancienne plantation de canne à sucre. On trouve encore les fondations de l’usine où l’on fabriquait la poudre à canon, dans une maison restaurée à cet effet.
Le jardin botanique fait environ 140 ha et inclut une partie de la plantation de canne à sucre qui existait à l’époque coloniale. On peut encore voir à l’entrée le siège de la plantation, bâtiment de style colonial entièrement restauré, devenu salle d’exposition. Le jardin royal est traversé par deux cours d’eau appelés le riacho Iglesias et le rio dos Macacos, qui alimentent le jardin en eau provenant de la forêt de Tijuca. Il contient environ 6 000 espèces de plantes et d’arbres du monde entier sans compter les espèces originales du Brésil. Le jardin a été déclaré ouvert au public juste après la déclaration d’Indépendance du Brésil en 1822 par l’empereur Dom Pedro II.
Les deux premiers bâtiments que l’on aperçoit sur la droite, une fois l’entrée passée, appartenaient à deux des nombreux directeurs du jardin botanique. La maison bleue de Pacheco Leão, fin XIXe siècle, est utilisée pour des expositions diverses. L'un des symboles forts du jardin botanique sont ses longues rangées de palmiers impériaux qui longent la grille, avec vue en toile de fond sur le Corcovado. Ces palmiers viennent de Malaisie et ont été amenés par Dom João VI, lors de son arrivée à Rio. Lorsqu’il arriva au Brésil, pour reconnaître les vrais nobles des roturiers fortunés, il offrit une graine de palmier impérial à chaque noble, et leur demanda de la planter dans le jardin. La présence de l’arbre lui permettait donc de distinguer qui était noble et qui ne l’était pas. Mais un marché noir de ces graines se développa rapidement et la valeur de ces graines de palmier diminua rapidement.
Le jardin renferme deux petits jardins miniatures, l’un d’inspiration japonaise, l’autre de l’Amazonie. Toutes les fontaines en fonte et les sculptures du jardin proviennent du Centro et furent transféÂrées lors de la modernisation des avenues. Elles sont en majorité d’origine anglaise, à part la Nymphette, première sculptée au Brésil par le maître Valentim.
A retenir, le nom du Maréchal Manoel Marques, qui rapporta aussi de nombreuses plantes de la Guyane française dont le fameux café. La fontaine centrale date de 1905 et provient de la porte de l’ancienne académie des Beaux-Arts. Dirigez-vous dans l’allée tout droit où vous pourrez voir un arbre du bois pau-brasil, qui a donné le nom au Brésil. Puis un arbre à fer, quelques bambous, et continuez jusqu’à l’étang couvert des magnifiques et célèbres Vitoria Regia, les plus grands nénuphars au monde. Dirigez-vous vers la verrière en face où il y a une jolie variété de plantes carnivores, suivez le chemin derrière et approchez-vous de l’eucalyptus : en face, vous passerez devant un arbre à cacao et devant un arbre cola. Les feuilles sont très bonnes contre les maux d’estomac. Après l’eucalyptus, orientez-vous vers l’allée qui mène à la verrière des Orchidées, puis, chemin faisant, la verrière des Bromélias. Avant de quitter le jardin, n'oubliez pas le parc aux cactus, qui en renferme un nombre impressionnant, aux formes on ne peut plus variées !





