
Depuis 1992, ce palais de style néoclassique accueille la magnifique collection privée des barons Thyssen-Bornemisza avec des toiles du XIIe au XXe siècle. Il sert de complément au Prado pour la peinture classique et au Reina SofÃa pour la peinture moderne. Il a ouvert de nouvelles salles afin de pouvoir exposer les 220 toiles prêtées pour 11 ans par la baronne Carmen Thyssen-Bornemisza.
Si vous voulez suivre un ordre chronologique, commencez la visite par le deuxième étage. Cette partie est consacrée aux primitifs italiens et flamands, une époque moins présente au Prado. La salle 1 abrite une magnifique œuvre du XIVe siècle : Le Christ et la femme samaritaine (1311), de Duccio. Dans la salle 3, nous trouvons deux joyaux de la collection : L’Annonciation (vers 1435-1441), de Jan Van Eyck et La Vierge à l’arbre sec (vers 1450), de Petrus Christus.
Si vous descendez au premier étage, vous pourrez admirer des peintures de la Renaissance allemande, voir le portrait d’Henri VIII (vers 1534-1536) de Holbein, de la peinture hollandaise du XVIIe siècle, voir La Toilette de Vénus (vers 1629) et Vénus et Cupidon de Rubens. Les salles 16, 17 et 18 sont consacrées à l’art italien du XVIIIe siècle, où sont exposées deux belles vues du grand canal à Venise : une de Canaletto (1723) et une autre de Francesco Guardi. Le musée conserve des œuvres romantiques admirables comme Matin de Pâques de Caspar David Friedrich, et trois œuvres de Goya.
L’impressionnisme est présent avec des toiles de Manet, Monet et Renoir. Celles de Van Gogh (avec Les Vessenots à Anvers, 1888), Cézanne (Portrait d’un fermier, vers 1900), Gauguin (Mua Mua, vers 1892) et Toulouse-Lautrec (Gaston Bonnefoy, 1891) complètent le tout en proposant un aperçu du postimpressionnisme. Les expressionnistes allemands sont présents avec le groupe Die Brücke fondé en 1905 à Dresde.
Au rez-de-chaussée, 8 salles (de 41 à 48) sont consacrées à l’art contemporain. Les différentes écoles avant-gardistes du XXe siècle sont mises à l’honneur : le cubisme avec L’homme à la clarinette ou Arlequin (1923) de Picasso, quelques peintures de Braque et de Juan Gris, le surréalisme avec DalÃ, Miró, Magritte, la période abstraite de Kandinsky et des peintres comme Chagall, Max Ernst, Klee. Les dernières salles sont consacrées à la peinture américaine d’après-guerre : Vert sur violet de Mark Rothko, trésor de l’expressionnisme abstrait, et Marron et argent I de Pollock. La peinture figurative est représentée par Hopper : Chambre d’hôtel (1931), Jeune fille cousant à la machine… Lucian Freud ou encore Bacon : Portrait de Georges Dyer au miroir. Ce parcours se termine par le pop art : Express de Rauchenberg, Femme au bain de Lichtenstein, Un Nº 1 de Wesselmann.





