Taillée dans le grès, l’église s’organise autour d’un plan à trois nefs soutenues par des piliers cruciformes reliés par des arcs. L’atrium dévoile de belles peintures murales datées du XVe siècle ; les plafonds sont sculptés de croix, motif que l’on retrouve sur les entrées latérales. Cette église semi-monolithe a eu à souffrir des dégradations qui lui auraient été infligées par les armées de la reine Gudit, au Xe siècle. Cette reine semi-légendaire, d’origine incertaine, aurait ravagé le nord de l’Ethiopie, provoquant un changement radical de fonctionnement politique. Des aménagements récents, comme la réfection du toit, ont été apportés pour lutter contre les infiltrations. Pour ceux qui vont vers le nord (ou le sud) et ne prévoient pas de visiter d’autres églises dans la région, une halte au sanctuaire est recommandée. De là, certains modifieront peut-être leur programme...
