En continuant plus haut, parmi des cactées et des flamboyants, vous arrivez au fort Napoléon situé à 114 m d’altitude qui surplombe la baie des Saintes. Curiosité : les cactus géants s’y étirent aussi bien en longueur qu’en largeur, et on doit là encore remercier le père Labat. C’est lui qui, au XVIIIe siècle, appuie la décision de planter des haies de cactus autour des forts. La forteresse est assez bien restaurée, entourée de douves non remplies.
Contrairement aux apparences, le fort Napoléon ne joue plus de rôle militaire. Aujourd’hui transformé en musée, il présente l’histoire des Saintes et la bataille de 1782 qui a opposé les Français aux Anglais. A l’intérieur, sous les voûtes des grandes salles blanches, vous ferez le tour de la question, avec les reconstitutions de batailles, les techniques de navigation, l’histoire de la colonisation, l’évolution des espèces botaniques de l’île… Vous ferez également connaissance avec une autre grande spécialité locale, le chapeau appelé salako, venu du Vietnam par le biais des soldats annamites, dont l’uniforme comportait cet accessoire délicat, que les Saintois ont adopté et enveloppé de madras. Le jardin témoigne d’un sens artistique par le choix de ses plantes : cactus cierges, têtes à l’Anglais, mélocactus, balai trois heures, savonnettes, croc-chien, raquettes. Il est très probable que vous apercevrez quelques iguanes terrestres dans les talus, soyez attentif aux moindres craquements de brindilles. Vous pourrez facilement les approcher, ils sont apprivoisés.





