Le temple funéraire de Ramsès II, à l’origine une splendide construction chargée de rappeler à ses descendants la gloire et le prestige de son règne, se présente aujourd’hui sous un aspect assez délabré, mais toujours imposant.
Le voyageur moyennement concerné par l’archéologie en verra presque autant de l’extérieur qu’en pénétrant au sein de l’enclos, et fera ainsi de substantielles économies. Les deux pylônes, en partie détruits, relatent sur leurs façades les exploits guerriers du pharaon contre les Hittites.
Dans la première cour qui les sépare, la partie supérieure d’une colossale statue de Ramsès II gît sur le sol. Elle devait mesurer, avec son piédestal, quelque 18 m et son poids est estimé à 1 000 tonnes.
La grande salle hypostyle conserve vingt-neuf colonnes (sur quarante-huit à l’origine) supportant quelques fragments de plafond. Deux chambres lui succèdent dont la première conserve un plafond décoré de scènes astronomiques. Les magasins en brique derrière le temple (que l’on peut très bien apercevoir du monticule qui longe la route) servaient d’entrepôts. Ce sont les seuls vestiges visibles des importantes dépendances qui entouraient le Ramesseum. C’était pour Marguerite Yourcenar le temple le plus romantique de Thèbes.
