
Quel meilleur compliment peut-on faire à un restaurant que lui dire qu'il est unique en son genre ? Qu'il a réussi là où tant d'autres ont échoué, en créant sa propre ambiance, en mettant en place sa propre cuisine, loin des concepts aseptisés et des cartes trop fades. Bien sûr, on pourrait lui dire qu'on l'aime. Mais ça, c'est déjà fait l Et la meilleure déclaration que le Futé puisse faire cette année au Victoria, c'est de partager son amour pour ce lieu unique, pour Samuel et Ludovic Campus et tout le personnel (au passage, la meilleure équipe de la ville en salle, en terrasse, au bar et sur le parking), avec vous, lecteurs. Alors, il faut dire la beauté d'une splendide maison bourgeoise avec sa terrasse où pousse le gazon entre les pavés. Une salle de restaurant à la décoration remarquable de bon goût, du comptoir à la petite table cachée sous l'escalier, qui se prolonge à l'étage par des salons lounge où l'on aime siroter un cocktail en écoutant de la bonne musique avant de savourer les meilleurs sushis de la ville (voir notre rubrique « Japon »). C'est juste exquis. Sur un air jazzy, entouré d'oliviers, on s'installe en terrasse pour découvrir la cuisine d'un chef en constante progression, tirant les assiettes vers une véritable gastronomie. La carte change au fil des saisons, mais cet été, nous nous sommes régalés d'un marbré de foie gras de canard maison, mangue caramélisée, mesclun et pain de campagne ou d'un rafraîchissant gaspacho de tomates « cœur de bœuf », mousse au basilic. A suivre, un risotto de langoustines, émulsion à la citronnelle ou une côte de veau rôtie au four, légumes fanes glacés, sauce à la truffe. Au dessert, on succombe au Carré...ment chocolat Gianduja, glace Tonka. Belle évolution de la carte des vins avec d'excellents choix. L'adresse idéale pour que toutes les occasions, du déjeuner d'affaires au dîner romantique, se transforment en moments uniques.




