Ce site très peu connu, à une demi-heure de marche par un sentier qui poursuit la route de la vallée d’Azapa, est blotti dans une sorte de béance naturelle sauvage. Le chemin qui y mène emprunte la voie d’accès au sanctuaire de Las Peñas, qui fait l’objet d’un intense pèlerinage au mois de décembre. L’occasion de se rendre compte que si les voies de Dieu sont impénétrables, elles sont en revanche jonchées sans vergogne d’une triste quantité de détritus.
Un peu pitoyable. Cachango, dont on ignore encore l’histoire exacte, est en fait un cimetière de céramiques et d’ossements, au-delà des kollqas (là où on emmagasinait les réserves) que l’on peut découvrir. C’est une excursion à ne pas rater si vous voulez vivre avec l’esprit d’un découvreur. Rien de transcendant, pour sûr, mais le simple fait de marcher avec l’histoire (et d’y participer, un court instant) est enchanteur. Les pétroglyphes sont superbes. Il est possible de pique-niquer au bord de la rivière, à l’ombre de quelques arbres épars. La meilleure source d’information est certainement Oscar, chez Eco Tour.
