Informations de nature commerciale
Pierre MOREAU (MOUREAU), forgeron économe de Saint Christoly, acheta quelques arhes de vigne vers 1850 qu’il transmit à son fils François MOREAU. A son tour, celui-ci développa ce vignoble qu’il nomma Château Saint- Christoly, en raison de la position du petit chai, au cœur même de ce charmant village Médocain.
Deux générations de femmes vont lui succéder :
- Sa fille : Marie MOREAU, mariée à Jean PINET, en 1889, à Saint Christoly.
- Sa petite fille : Yvonne PINET mariée à Edouard HERAUD, en 1919 à Saint Christoly.
Ensemble, ils contribueront à asseoir la qualité et la notoriété du Château Saint Christoly, sur la place de Bordeaux (Négoce). A cette époque, le vin acheminé jusqu’à Bordeaux par le biais des gabares, partaient du port de Saint Christoly pour rejoindre le port de la Lune, en passant par Pauillac. Le port de Saint-Christoly connut ainsi, un certain essor, en approvisionnant également les villages alentours, notamment Lesparre, actuelle sous-préfecture.
Le château Saint Christoly acquiert une médaille d’or en 1924, au Concours Général Agricole de Paris, puis obtient sa mention Cru Bourgeois, en 1932.
De plus, Edouard et Yvonne vont attacher leur Vignoble au Château en achetant : Les Tourelles, dans les années 1950.
Ces derniers eurent deux fils : Fernand et Paul. Chacun d’entre eux hérita d’une part de la propriété viticole. Fernand, l’ainé, demeure encore aujourd’hui le propriétaire des Tourelles.
Paul HERAUD, le cadet s’attacha à développer son domaine. Il épousa, en 1947, Paulette MANHES, fille d’un négociant en vins sur Lesparre et petite-fille des propriétaires du Château Tour Saint Bonnet. Par héritage, quelques parcelles de vignes, majestueusement situées sur les croupes graveleuses de Saint Christoly agrandirent la petite propriété.
Paul et Paulette achetèrent les chais actuels et firent construire un des premiers cuviers en cuves ciment du Médoc, afin d’y loger leur production grandissante. Paul, fervent défenseur des petits vignerons, oeuvra de longues années en tant qu’administrateur au sein du Syndicat Viticole Médoc et Haut Médoc.
Avec sa femme, ils exploitèrent la totalité de leurs terres en cultivant aussi des céréales et en élevant des vaches laitières. Une laiterie fut bâtie dans les années 1960.
Paul, conseiller municipal (de 1972 à 1984), puis maire (de 1984 à son décès en 2006) de Saint Christoly, s’investit avec ardeur, pour promouvoir l’image de son village natal.
En 1979, Hervé HERAUD et sa femme Martine CHOPY reprennent l’exploitation, se consacrant uniquement à la partie viticole. La superficie de la propriété passe de 11 hectares à 29 hectares. Une page se tourne, l’entreprise familiale se modernise. Les vendanges manuelles sont abandonnées en 1982 où une première machine à vendanger est achetée, en CUMA (Coopérative Utilitaire de Matériel Agricole). Une batterie de cuves acier puis inox vient compléter le cuvier en ciment. Les années 1980- 1990, longue période de prospérité pour l’ensemble des vignobles du Bordelais, voient l’envolée des prix de vente du vin et la croissance des vignobles.
En 2002, l’inauguration d’un chai pour l’élevage en barriques marque une nouvelle étape. Cette même année, le Groupement Foncier Agricole HERAUD & filles associe Martine et Hervé HERAUD à leurs deux filles Sandrine (Communication et Marketing) et Catherine (Maitre de chai) HERAUD. Cette nouvelle génération de jeunes femmes s’évertuent à allier Modernité, Qualité et Féminité afin de donner au Château Saint Christoly une note bien personnelle. Dès 2004 deux Médailles d’or : l’une au Concours Général Agricole de Paris, l’autre au Concours des Vignerons Indépendants de France couronnent leurs efforts.
Une huitième génération (de filles) est arrivée :
* Cloé et Elise sont nées en 2001
* Eulalie est née en 2003.
Le vin du château Saint Christoly est le produit d’un terroir majestueux, d’une passion ancestrale, d’un échange avec la nature, et d’une multitude de travaux et de peines.
Situation Géographique : Bordé par l’Estuaire de la Gironde. Au cœur même du Médoc, à 60 km au Nord de Bordeaux, sur la commune de Saint Christoly de Médoc.
Climat : Océanique : chaud et humide, lumineux et ensoleillé. Les 2 vastes masses d’eaux (Océan Atlantique et estuaire de la Gironde) qui entourent le Médoc, adoucissent les températures et créent un micro climat propice à notre vigne.
Superficie et Densité : 29 hectares ; 5 000 pieds/Ha.
Composition des sols et sous-sols : Graves garonnaises et argilo-calcaires.
Age moyen des plants et encépagements : Environ 25 ans. Un équilibre des cépages, entre le Merlot, 50% (souplesse et fruité) et le Cabernet Sauvignon, 50% (couleur et puissance).
Conduite du Vignoble : Traitements phytosanitaires, en lutte raisonnée contre les parasites de la vigne. Taille médocaine (deux astes de 3 boutons). Effeuillages mécaniques. Vendanges en vert, enlèvement des verjus et effeuillage manuel avant vendange (Cabernet Sauvignon). Enherbement étudié entre rangs.
Vendanges : Contrôles de maturité avant la récolte par dégustation des baies ou analyses phénoliques. Mécaniques, avec New Holland VL6040. Egrainoir et tri intégré sur les bacs de réception de la machine (pas de rafle), lavage automatique (préserve l’environnement).
La vendange est triée à son arrivée au cuvier par 6 personnes.
Depuis plus d’un siècle, les traditions se perpétuent et se transmettent de génération en génération, au Château Saint Christoly. Ainsi, la famille HERAUD a appris à veiller consciencieusement sur l’évolution de sa récolte pour élaborer au mieux son vin.
Les vinifications : Elles sont suivies minutieusement par les propriétaires, aidés de leur œnologue (Eric Boissenot).
Remontages : Effectués sur chaque cuve deux à trois fois par jour, pour une meilleure extraction des tannins, durant la fermentation alcoolique. Délestage : Un par cuve, durant la fermentation alcoolique.
Pressurages : à l’ancienne : pour obtenir le vin de presse (10% de la production environ). Avec un pressoir vertical.
Elevage : durant 12 mois en fût de chêne. (Dès la fin de la fermentation malo-lactique). Le chai à barriques contient 400 fûts environ. Une centaine de barriques est renouvelée chaque année (25% environ).
Mise en bouteille : Exclusivement par nos soins au Château, pour environ 180 000 bouteilles par an.
Deuxième vin : Château La Rose Saint Bonnet.
- Millésime 2000 (0.75 l)
Idéal pour boire maintenant. (Très apprécié par la gente féminine)
- Millésime 2001 (0.75 l)
Idéal pour boire aujourd’hui.
- Millésime 2002 (0.75 l)
A boire, mais peut encore vieillir 2 à 4 ans.
- Millésime 2003 (0.75 l)
A boire, mais peut encore vieillir 3 à 5 ans.
«Cette cuvée est réalisée à partir d’une dominante de Cabernet Sauvignon et de Merlot. La pleine maturité du millésime conjuguée à un élevage soigné en fait un vin charnu et concentré en finesse. Un merveilleux accord sur des viandes grillées ou en sauce comme le bœuf ou l’agneau » par Olivier POUSIER, meilleur sommelier du monde 2000, chef sommelier de Lenôtre, la signature de Luxe Accor.
- Millésime 2004 (0.75 l)
Commence à s’épanouir, mais peut attendre 5 à 8 ans. Médaille d’Or au Concours Général Agricole de Paris 2006, Médaille d’Or au Concours des Vignerons Indépendants de France 2006, citation dans le Gault & Millau sept 2006, sélection Conseil Interprofessionnel des Vins de Bordeaux 2007.
«… Nez serré de fruits noirs et de vanille qui emballe par son attaque somptueuse. Une belle matière charnue et dense, un fruit net, des tanins fins et élégants, un côté aérien et ciselé, il a vraiment tout pour plaire. »
Gault et Millau, Août/Septembre 2006.
« Cathy et Sandrine Héraud sont prêtes à reprendre le domaine. Elles devront remercier papa, un grand vigneron, comme le démontre son excellent 2004… » Michel CREIGNOU - GAULT & MILLAU Aout/Sept 2006.
- Millésime 2005 (0.75 l)
Attendre 2 ans pour l’apprécier, se gardera une dizaine d’années. Médaille d’Argent au Concours Général Agricole de Paris 2007.
Etoile Guide Hachette 2009 : « Situé au cœur du village, tout prés du petit port, ce cru bénéficie d’un environnement de charme. Séduisante également la présentation de ce 2005 d’une teinte cerise profonde, qui livre un bouquet d’une bonne intensité évoquant les fruits rouges et le cassis. Souple et ronde, la bouche charnue termine sur une pointe de chaleur qu’une petite garde (deux ans) permettra d’adoucir. On ouvrira alors cette bouteille sur un magret de canard aux cèpes. »
- Millésime 2006 (0.75 l)
Attendre 2 ans pour l’apprécier, se gardera une dizaine d’années. Médaille de Bronze, Challenge international 2009, Médaille de Bronze au Concours des Féminalise 2009.
Robe brillante. Le nez légèrement vanillé côtoie des notes fraîches de fruits rouges très flatteurs. La bouche est puissante et opulente sans mollesse. Les tanins sont tout aussi denses et massifs que fins et raffinés. La fin de bouche d’une belle longueur révèle un équilibre accès sur la complexité et l’élégance.
- Millésime 2007 (0.75 l)
Attendre 3 ans pour l’apprécier, se gardera une dizaine d’années. Médaille d’Or au Concours Général Agricole de Paris 2009. Mise en bouteilles prévue dans le courant 2009. Encore indisponible à la vente.