
Inauguré en 1998, ce centre vise à promouvoir la culture mélanésienne. Construit à l’endroit même où s’était tenu le festival Mélanésia 2000, organisé en 1975 par Jean-Marie Tjibaou (leader indépendantiste kanak), il célèbre la reconnaissance par la France de la culture kanake. C’est Renzo Piano, architecte de renom international (aéroport d’Osaka-Kansaï, centre Georges-Pompidou), qui s’est attelé à ce projet. L’alliance de l’acier et du bois jette un pont entre l’architecture moderne et traditionnelle. Le bâtiment, organisé autour d’une allée centrale, fait le lien entre les 10 cases stylisées qui témoignent des 10 aires coutumières (régions kanakes de la Nouvelle-Calédonie). Ces cases abritent de nombreuses salles d’exposition. L’une d’entre elles est d’ailleurs consacrée à la vie de Jean-Marie Tjibaou. Le centre accueille également des expositions temporaires, des conférences et de projections. La salle Bérétara met à l’honneur l’art contemporain kanak et océanien. Les deux médiathèques (Ngan Vahlik pour le multimédia et Mwà Véé pour les livres) abritent de nombreux ouvrages intéressants sur les cultures kanake et océanienne. Le sentier extérieur du Chemin kanak, dont le fil conducteur suit la légende du héros fondateur Téâ Kanaké, ouvre aux valeurs métaphysiques de la culture kanake et aide à mieux comprendre l’importance du lien entre nature et civilisation. Prévoir 3 heures de visite. Point de vue splendide à côté de la statue de Jean-Marie Tjibaou.
Une visite à ne pas manquer !





