Gourbi, selon le Petit Larousse, signifie « habitation misérable, mal entretenue ». Il faut une bonne dose d’inconscience pour oser appeler son restaurant ainsi. Cependant, le dictionnaire précise également que c’est une « habitation rudimentaire traditionnelle en Afrique du Nord. » L’explication est peut être dans cette seconde définition d’autant qu’à cette adresse, on mitonnait il y a encore quelques mois des spécialités d’Afrique du Nord. Aujourd’hui, dans un cadre mêlant couleurs pétaradantes, mobilier en Skaï et en Formica, la cuisine française est de retour. Alors certes, à l’heure du déjeuner, on ne met pas les petits plats dans les grands, le soir, c’est différent, mais tout de même, pour les prix pratiqués, la bande de potes qui tient les rênes se défonce pour titiller vos papilles. Bon, il est vrai que les croûtons semblaient avoir passé quelques secondes de trop dans le toaster et avaient tendance à dénaturer quelque peu la crème de panais. Mais en revanche, la langue de bœuf en plat principal ! De toute beauté. Le chef avait mis à l’honneur un de ces morceaux que l’on ne voit plus sur les cartes exceptées celles des cantines scolaires. Elle avait fière allure traitée comme un pot-au-feu servi dans une assiette creuse, trônant sur une ribambelle de légumes et entourée d’un superbe bouillon. Quant à la mousse au chocolat, elle est à se damner.







Dans un décor où règne plus particulièrement le flamenco, Mathias, un passionné...
