
On déniche cet écrin face au pont-levis du château. Seul commerce de la vieille cité médiévale, on arpente la rue pavée sur 20 mètres et l'on pénètre sur la petite cours/terrasse, dressée l'été. La porte franchie, on entend le feu crépitant de la cheminée en hiver, on frôle la cave à cidres sur la droite (tous artisanaux en provenance de Bretagne) et l'on s'installe confortablement. C'est un couple simplement distingué qui nous reçoit et le chef ne badine sur rien, la fraîcheur minute est son crédo. Crêperie certes, mais leur compositions vont bien au-delà de ce que l'on nous sert habituellement. Le choix des pâtes et leur réalisation sont bichonnés, tout autant que la finesse des ingrédients qui composent nos généreuses assiettes. En fait nous dirons qu'il s'agit de mets fins disposés dans et sur des galettes. Emincé de poulet crème au cidre, lentilles, camembert et pommes flambées au calvados, poire pochée à l'anis, saucisses au vin, saucisses bretonnes, escargots, rougail saucisse boucané, brochette de volumineuses St Jacques cuitent à la perfection sur lit de poireaux, bref, un alléchant inventaire culinaire. Carte de salade et de cidres enchanteurs, crêpes desserts à se damner (comme la crêpe bleue flambée sur place au Cointreau). Faiblesse : certains jours, on se retrouve devant le panneau "complet", on vous conseille vivement de téléphoner avant de vous y rendre, surtout à midi. Talent : l'ambiance comme "à la maison", le feu de cheminée en hiver, la terrasse au doux air de Montmartre et évidemment l'excellence des préparations.





