C’est en 1831 que Julienne Gauvain, dite Juliette Drouet, rencontra Victor Hugo. En 1834, l’auteur loua une maisonnette dans le hameau des Metz pour abriter un temps leur idylle. Ancienne conciergerie du château voisin de Cambacérès (aujourd’hui château de Montebello), la maison comprenait un rez-de-chaussée, habité par les époux Labussière, et un étage de mansardes. Juliette s’y installa deux étés de suite, en 1834 et 1835. La façade de la maison a souvent été remaniée, mais la disposition initiale demeure : la fenêtre à gauche est celle de la chambre de Juliette. Elle y passait la matinée, écrivant sans fin quelques-unes des 16 000 lettres qu’elle a fait parvenir à Victor Hugo tout au long de sa vie. A la mort de sa maîtresse (1883), Victor Hugo rendit hommage à celle qu’il aima pendant cinquante belles années : « Sur ma tombe on mettra, comme ma grande gloire, le souvenir profond, adoré, combattu d’un amour qui fut faute et qui devint vertu »…
