Depuis quatorze ans, le même succès : mieux vaut ne pas arriver trop tard, tant il est fréquent que ce temple du rétro affiche complet dès 1h passée. On est là dans la seule discothèque de Tours où il y ait du monde avant 2h. Dans une ambiance fin de banquet, adolescentes du troisième âge et ex-jeunes hommes, devenus, entre désillusions et renoncements, des sexagénaires, oublient leur quotidien et leur avenir, en s’abandonnant sur ce parquet de 250 m2 à des tempos dont bon nombre ramènent à la bonne époque du 110 volts. De paso-doble (olé !) en madison, en passant par des valses, twists, cha-cha-cha et autres bons rocks de collection, mais aussi des succès des années soixante à quatre-vingts, voilà de quoi brûler quelques calories et oublier les années en trop, en se disant, au moment d’Only you, qu’il aurait été préférable d’avoir plus de remords que de regrets. Si on avait su… Dès lors, plus de temps à perdre, y compris le dimanche après-midi, avec un thé dansant qui se prolonge après la collation offerte à 20h, avec des standards du genre « On n’a pas tous les jours 20 ans » et « Voulez-vous danser grand-mère »… Cravate, gilet et chaussures vernies pour ces messieurs, frous-frous, décolletés et talons hauts pour ces dames… et que ça tourbillonne ! Car ici, on danse parce qu’on aime ça, et souvent à deux, la grand-messe de Jean-Do attirant aussi des « plus jeunes », notamment des danseuses de salsa, auxquelles il donne cours chaque vendredi de 22h à 23h. L’Aurore proposant chaque vendredi une soirée célibataires durant laquelle on peut « chater » en direct à partir d’un pseudo et du site Internet de l’établissement.
