
« Les bouchons ne seront jamais à la mode, mais ils ne seront jamais démodés ». Thierry Durand est tombé tout petit dans la marmite lyonnaise. Quand il regardait sa grand-mère préparer ses sauces pendant des heures, confire une joue de boeuf ou quand il savourait de bons plats réalisés avec de bonnes choses, il se destinait à défendre plus tard ces valeurs et à reproduire avec passion ces gestes ancestraux. A 40 ans, cet éternel jeune homme fait enfin ce qu'il sait faire de mieux : défendre la cuisine lyonnaise en reprenant un restaurant traditionnel pour le transformer en bouchon et devenir son propre patron. En 6 années, le Petit Flore est devenu l’un des meilleurs ambassadeurs de la « lyonitude ». L’homme au tempérament bien trempé, comme Guignol dépeint volontiers les patrons de bouchon, est avant tout un ardent défenseur de la « bonne bouffe », d’une cuisine de terroir et des produits de qualité, avec comme modèle Monsieur Paul. Pour découvrir le plaisir, on vient savourer au Petit Flore des quenelles maison, un tablier de sapeur, des rognons, une chasse d’une grande qualité ou une fricassée de gras double. Et l’on ne s’étonnera pas de voir la berthe à crème mise à disposition sur la table. Un bouchon insoumis tenu par un homme révolté et adorable en lutte contre l’uniformisation des goûts.





