"Nouvelle direction, nouveau cadre, nouvelle carte, nouveaux tarifs", c'est ainsi que le "nouveau Brigadier" se présente. Situé à deux pas de la place de l'Horloge, derrière l'Opéra (côté porte de sortie des artistes), il ne cherche pas à en mettre plein la vue. Les trois coups frappés (trois coups, c'est aussi le nom de l'apéritif maison "cocktail de fruits rouges et champagne"), il s'efforce surtout d'être généreux dans l'assiette et n'a pas à se sentir en défaut quant à son cadre, complètement revu. Un cadre soigné à la décoration choisie, avec sol parqueté et cheminée, chemin de table brun foncé sur nappes blanches, jolie vaisselle et fond jazzy. Le nouveau propriétaire n'est autre que l'ancien associé du précédent. C'est dire s'il connaît la musique, qu'il a tout de même arrangée à sa manière, notamment dans le choix des fournisseurs locaux qu'il a appris à connaître. Au piano, Patricia Suarez-Moya, ici en place déjà depuis quelques années connaît elle aussi les partitions, avec toutefois de nouvelles compositions. En saison estivale, un chevalet posé sur le trottoir présente à prix doux des spécialités de cuisine classique très appréciée des touristes qui en redemandent. Les habitués quant à eux retrouvent les plats qui ont fait la réputation de l’établissement : les Saint-Jacques trônent toujours aussi fièrement en compagnie des réputés tians, d’aubergines à la viande de bœuf, de pommes de terre à la brandade de morue, aux trois légumes et trois fromages. Ne passez pas non plus à côté de la spécialité maison : l'alouette sans tête, un steak de bœuf roulé et farci aux herbes et à la viande. Si vous avez encore de la place pour le dessert, laissez-vous tenter par le croustillant chanteclerc façon apfelstrudel, sorbet calvados crème fouettée… Quant au service, il est toujours aux petits oignons. A re-découvrir !





