Au sous-sol de cette grande bâtisse, un musée est dédié à la mémoire du peuple same, aujourd'hui largement minoritaire sur son territoire historique. Des objets, vêtements, accessoires utilisés par ce peuple sont exposés et une tente traditionnelle same est reproduite. Seulement trois pièces, pas bien vastes mais intéressantes si l'on prend le temps de lire les explications en anglais. Ainsi, on en apprendra plus sur le noaidi, ce prêtre-médecin qui assurait le lien entre les esprits et le monde naturel, ou bien sur Lars Nilsson, martyr same brûlé pour l'exemple avec son tambour rituel, en 1693, lors de la christianisation forcée de ce paisible peuple d'éleveurs et de chasseurs, dont la philosophie est superbement représentée par cet extrait d'un poème de Paulus Utsi : " Tant que nous avons de l'eau où vivent les poissons, tant que nous avons des prairies où les rennes peuvent paître et s'ébattre, tant qu'il y a des terres où les animaux sauvages peuvent se cacher, alors nous sommes bien sur cette terre."
