Le Centre Asa Wright est une étape incontournable pour tous les amateurs de la nature qui se rendent à Trinidad. Dominant la vallée, le site s’étend sur les 193 acres de ce qui fut autrefois une plantation de cacao, de caféiers et d’oranges citrus, la plantation Springhill.
Aujourd’hui, le centre Asa Wright est un lieu emblématique qui incarne la volonté de l’île de préserver sa forêt primaire du Nord, et qui illustre un nouveau modèle de développement fondé sur les ressources de l’écotourisme. Les bénéfices générés par l’activité touristique du centre sont réinvestis dans l’achat de nouvelles terres pour agrandir le domaine, dans des programmes d’éducation et de formation de nouveaux guides, dans la publication d’ouvrages naturalistes sur la faune et la flore de Trinidad & Tobago.
La faune et la flore que l’on peut y observer donnent en effet un bon aperçu des richesses écologiques du nord de Trinidad. De la véranda, on peut voir, tous les matins, plus d’une vingtaine d’espèces d’oiseaux différents (colibris, jacamars…) qui viennent picorer les fruits laissés à leur intention. Les arbres environnants servent de perchoirs favoris à une kyrielle de toucans, et quelques grottes accueillent une vaste colonie de « oilbirds » ou « diablotins », ces fameux oiseaux cavernicoles que les Amérindiens chassaient pour leur graisse. Des balades accompagnées et commentées par les guides du centre permettent de pénétrer dans la forêt tout autour de l’hôtel, et d’accéder au milieu naturel et à ses différents biotopes, et il n’est pas rare d’y rencontrer quelque agouti ou autre iguane au passage. Les clients de l’hôtel représentent une autre espèce caractéristique du centre, généralement des couples d’Américains à la retraite, affublés de « battle dress » et portant sur eux tout un attirail de jumelles et de téléobjectifs, que l’on peut généralement rencontrer en fin d’après-midi lorsqu’ils viennent boire des rum punch sur la véranda.
