Randonnée de difficulté moyenne (7 à 8h A/R). Faites-vous accompagner par un guide qui connaît le chemin, et que vous pourrez facilement trouver dans le village ou vous faire recommander par votre hôtel, à Blanchisseuse. Tout à l’extrémité de la route principale, passé les dernières maisons et le dernier hôtel du village, se trouve un pont rouge suspendu au-dessus de la rivière Marianne, comme une réplique miniature de celui de la rivière Kwaï.
A partir de ce pont part une piste en terre, praticable sur une petite partie seulement en voiture, et encore en saison sèche. Si vous partez à pied du pont, il vous faudra marcher environ 3 heures dans la forêt vierge, dans un relief assez escarpé alternant des montées et des descentes parfois raides pour arriver au bout du chemin.
Au bout de la piste, vous débouchez soudain sur une vaste plage qui mène à la superbe plage de Paria, restée totalement sauvage et intacte. Un paysage de commencement du monde, un kilomètre de sable fin avec, tout au bout, une falaise qui tombe dans la mer et la forêt vierge qui frise tout au long de la plage incurvée. Appréciez pendant quelques minutes le spectacle des rouleaux écumants qui viennent finir sur le sable en vous léchant les pieds, amusez-vous à ramasser sur le rivage quelques coquilles d’œuf de tortue géante – on en trouve à foison –, piquez une tête dans la mer si vous le désirez, tout en restant assez près du rivage – la mer n’est généralement pas trop agitée, mais il peut parfois y avoir du courant –, et longez la plage jusqu’à l’estuaire de la rivière.
A une cinquantaine de mètres avant l’estuaire, vous apercevrez un passage qui s’enfonce dans les terres en suivant la rivière. Prenez-le. Au bout de 200 m, la piste rejoint le lit du cours d’eau. C’est les pieds dans la rivière que vous finirez la route pour déboucher sur la piscine ombragée d’une cascade d’une dizaine de mètres, où il fera bon se baigner après la marche. Attention, la piscine est profonde – 7 ou 8 m en son centre –, et on y perd vite pied.
Au-delà de cette première cascade, se trouvent deux autres piscines, de moindre taille, sortes de Jacuzzi naturels que l’on peut également atteindre à pied et où l’on peut aussi se baigner.
Possibilité de continuer jusqu'à Matelot en deux jours de trek avec bivouac sur la plage (voir l'autre randonnée).
Le bateau, une alternative intéressante, car beaucoup plus rapide et moins fatigante, pour aller à la cascade de Paria est de demander à un pêcheur de vous emmener dans sa pirogue jusqu’à la plage de Paria. Le trajet ne dure qu’une demi-heure, et il vous en coûtera 400 TT$ aller-retour si vous parvenez à bien négocier. Les prix pratiqués aujourd’hui vont jusqu’à 500 TT$. Mais que vous soyez seul ou à plusieurs, le tarif n’évolue pas. Là encore, l’expérience vaut la peine d’être tentée. Pendant le trajet, tout en zigzaguant entre de petits îlots rocheux battus par le ressac, vous aurez le loisir d’apprécier la splendeur de cette côte sauvage très découpée, qu’aucune construction n’est encore venue abîmer. Pour trouver une pirogue, adressez-vous à votre hôtel ou demandez Curbain dans le village de pêcheurs. Cette traversée est pourtant déconseillée à ceux qui sont sujets au mal de mer, la mer pouvant parfois être assez formée en certains points de la côte.
