
S’il est un nom indissociable des Alpes, c’est bien celui de la Chartreuse ! Qui n’a jamais bu de cette liqueur ne connaît pas le bonheur. A l'origine, il s’agit d’un élixir de longue vie dont personne ne connaît l’origine. Les moines du monastère de la Grande Chartreuse vont étudier cette formule pour établir la composition en 1737. Cette recette ancestrale est toujours à la base de L’Elixir végétal de la Grande Chartreuse. Mais c’est avec la Chartreuse verte (titrant 55°) que les Dauphinois vont connaître cette liqueur. La Révolution française va mettre un coup d’arrêt à la production, mais le manuscrit sera précieusement conservé. Après un passage en Espagne, les moines ne reprendront la production dans leur distillerie de Fourvoirie qu’au début du XXe siècle. Les bâtiments seront détruits en 1935 et la production sera transférée à Voiron, tandis que la sélection des plantes s'effectue dans le monastère. Ne contenant que des plantes, 130, de l’alcool soigneusement sélectionné et du miel ou du sirop de sucre pour obtenir les couleurs vertes ou jaunes, les liqueurs des Pères Chartreux vieillissent dans des foudres de chênes au fond de la plus grande cave à liqueurs du monde.





