
Le béret, emblème du Béarn et symbole de la culture béarnaise méritait bien un musée. Ce qu'avait bien compris la famille Blancq-Olibet, fabricant de bérets depuis 1819, en retraçant l'histoire du plus célèbre couvre-chef de France. Le béret, plus communément appelé béret basque alors qu’il a bel et bien ses origines en Béarn, très précisément à Nay et à Oloron, avait un langage, c’était une passerelle sociale, selon sa couleur, communément noir mais aussi rouge pour les militaires... et sa façon de le porter. C’était une carte de visite, disent les anciens : rabattu sur les sourcils, à plat sur le crâne, fiché sur la tempe, etc. Le béret fut autrefois tricoté par les bergers et ne servait pas seulement de couvre-chef mais aussi de récipient pour les cèpes et il protégeait la main du berger des châtaignes brûlantes sortant des braises. Si aujourd’hui, le béret n’est porté que dans les fêtes locales ou par les anciens dans les campagnes, il demeure pour les stylistes un accessoire prisé, désormais sur les podiums de la Haute couture... en laine feutrée, bouillie... dans des formes originales... et même plus nouveau avec des broderies, le portrait du Ché, un ours, la croix occitane, la croix basque, la palombe pour les chasseurs, etc. Un accessoire de mode incontournable qui a même fait, il y a quelque temps déjà, l'objet d'un court métrage ! Et plus récemment, dans un autre registre, il a, une fois de plus été mis en valeur, avec la renaissance du Garfou, en forme de béret, en partenariat avec des pâtissiers qui ont remis ce gâteau ancien au goût du jour.
