Originaires de Namibie et d’Angola, ces Bushmen employés comme pisteurs par l’armée sud-africaine ont vécu pendant dix ans sous des tentes militaires à Schmidtsdrift. Afin de les remercier pour les services rendus dans la guerre contre-révolutionnaire, l’Etat leur a offert 13 000 hectares de terres. Encadrés par des animateurs sociaux, les exilés essayent de refaire leur vie aux portes de la ville. Il n’est pas question bien sûr de venir les photographier comme dans un zoo, mais on peut découvrir ici une production artisanale qui se distingue nettement des créations des communautés bantou. C’est par ailleurs un site d’art rupestre de réputation mondiale où vous pourrez observer de nombreuses pierres gravées par les lointains ancêtres des actuels occupants. Suivez le sentier en audiotour et admirez ces représentations animales, d’élands notamment (l’éland d’Afrique s’écrit traditionnellement avec un « d » final).
