Petit musée et site archéologique à ciel ouvert. Ce très vieux cimetière, datant du XIIIe av. J.-C., offre une belle démonstration de l’évolution des styles architecturaux grecs. Les Grecs très riches s’y faisaient enterrer, avec leurs familles et leurs esclaves. Près du musée un entassement de stèles funéraires cylindriques assez étranges, pourraient avoir été destinées aux esclaves et aux membres subalternes de la communauté. Les deux grandes avenues que l’on distingue à droite en entrant sont, d’abord, la fameuse Voie sacrée, qui accueillait, une fois l’an, la procession des mystères d’Eleusis et qui va de l’Acropole à l’Eleusinion. Elle passe par la très impressionnante porte sacrée qui isolait à l’époque la ville d’Athènes du reste de la Grèce. Sous cette porte passe aussi la rivière Eridanos, cachée à la période romaine. On distingue encore les deux remparts successifs, le mur de Lycurgue et celui de Thémistocle. Le second axe que l’on observe est la route de l’Académie, un peu plus loin, parallèle dans le cimetière à la Voie sacrée. Elle part du Dipylon, dont la porte est entourée de deux tours assez bien conservées. C’était dans ce temple que se trouvait un autel pour Zeus. Le Pompéion, un grand bâtiment visible à droite, conservait et préparait les offrandes à Athéna, à l’Erechthéion de l’Acropole, lors des Panathénées. Son nom vient de pompe qui signifie « procession » en grec. Au niveau du Dipylon, on observe la fontaine qui se trouve juste derrière, puis, en se retournant vers le reste du cimetière, on découvre un tumulus, reste d’un tombeau du VIe siècle. Un peu plus loin au-delà du ruisseau, après avoir croisé la Voie sacrée, on se retrouve dans l’allée des tombeaux. On y remarque notamment la concession de Lysimachidès, avec son chien en marbre de l’Hymette ; le monument de Dionysos Kollythos et son taureau en marbre pentélique ; la concession des frères Agathon et Sosikratès, avec le splendide bas-relief qui représente l’adieu de Korallion à sa femme, qui lui tient la main. En remontant vers le musée, la concession de Démétria et Pamphilé possède un bas-relief des deux sœurs d’une rare beauté. Le musée renferme quelques jolies pièces : le bas-relief de Dexileos, le sphinx de l’époque archaïque, le lion en marbre et de nombreuses poteries… Mais les plus belles pièces se trouvent au Musée national.
